
Vendredi dernier, Claude Meisch, ministre luxembourgeois du Logement et de l’Aménagement du territoire, et Pascal Bolot, préfet de la Moselle, ont lancé ensemble un groupe de travail dédié à l’aménagement territorial transfrontalier. La rencontre s’est tenue à l’Ellergronn, près d’Esch‑sur‑Alzette.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la Commission intergouvernementale franco‑luxembourgeoise et de la déclaration d’intention signée le 11 décembre 2025. Elle vise à mieux coordonner les politiques d’aménagement dans un espace où les dynamiques économiques et démographiques s’entremêlent étroitement. Le groupe de travail devra améliorer la connaissance mutuelle des documents de planification, établir un diagnostic partagé et définir une vision stratégique commune au bénéfice des habitants des deux côtés de la frontière.
Claude Meisch et Pascal Bolot ont insisté sur la nécessité d’une coopération “structurée, équilibrée et pragmatique”, reposant sur une méthode commune, une gouvernance claire et la recherche de solutions concrètes. Le ministre luxembourgeois a rappelé que, face aux évolutions qui “structurent notre bassin de vie transfrontalier”, une planification coordonnée est indispensable pour garantir un développement durable et équilibré.
Les élus locaux, à tous les niveaux — communes, intercommunalités, département, région — étaient au cœur de cette rencontre, entourés des acteurs de la coopération transfrontalière et de leurs équipes techniques, mobilisées pour apporter une contribution opérationnelle aux échanges.
Les premières bases méthodologiques ont été présentées avec l’appui du Luxembourg Institute of Socio‑Economic Research (LISER) et des agences d’urbanisme AGAPE et AGURAM. Les travaux porteront notamment sur le logement, les transports publics, les services de proximité, la démographie ou encore la préservation des ressources, en particulier l’eau et le foncier.
La démarche prévoit à la fois un cadre d’échanges élargi et un format de travail plus resserré pour alimenter efficacement le diagnostic et faire émerger des priorités communes. Les prochaines étapes consisteront à consolider ce diagnostic partagé avant d’engager les travaux thématiques, selon un calendrier progressif déjà présenté.
Pour les autorités françaises et luxembourgeoises, cette initiative constitue une étape structurante vers une stratégie d’aménagement transfrontalier plus cohérente, au service de la qualité de vie et du développement durable du bassin de vie commun.