
L'Union des familles laïques (Ufal) de Moselle et l'association Les Profanes contestaient une subvention qui prévoyait notamment 250.000 euros d'investissements pour l'événement.
La somme servira, entre autres, à acquérir des écrans géants pour équiper des fan zones où sera diffusée la messe célébrée par Léon XIV à la cathédrale de Metz.
Les associations, qui demandaient au tribunal de bloquer cette subvention, contestaient sa légalité dans la mesure où elle concerne "une manifestation comportant une cérémonie cultuelle". Elles estimaient que cela contrevenait au principe de laïcité, même en Moselle où la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État ne s'applique pas.
"Le principe constitutionnel de laïcité qui s'applique en Alsace-Moselle et implique neutralité de l'Etat et des collectivités (...) n'interdit pas, par lui-même, l'octroi (...) de certains financements à des activités ou des équipements dépendant des cultes", a tranché le tribunal administratif.
"La visite du Pape en France du 25 au 28 septembre 2026 constitue un évènement de portée internationale, lequel va attirer une affluence exceptionnelle de visiteurs, et est susceptible de générer des retombées importantes pour la collectivité en termes de rayonnement culturel et de retombées économiques", souligne la juge des référés.
Le maire (divers droite) de Metz, François Grosdidier, s'est réjoui dans un communiqué d'une décision qui "reconnaît que les moyens déployés répondent avant tout à des impératifs d'intérêt général, de sécurité publique et du bon déroulement de cet évènement historique".
Pour l'Union des familles laïques de Moselle (Ufal), une des associations ayant contesté la décision, "cette décision de référé ne signifie toutefois pas que le financement contesté a été déclaré légal".
Le recours au fond ne sera examiné que dans un délai beaucoup plus long, soit bien après la venue du pape.
Léon XIV achèvera à Metz, sous le signe de l'Europe, sa visite en France qui le conduira à Paris le 25 septembre, puis à Lourdes le 27.