
“Le site est à l’arrêt depuis aujourd’hui (lundi) 13h”, a affirmé à l’AFP Zabot Gregory, représentant CFDT (majoritaire), selon lequel ce mouvement de grève est suivi par “la moitié” des 420 salariés du site mosellan. La direction du site n’était pas joignable en début de soirée.
Selon M. Gregory, le conflit porte sur un désaccord avec la direction au sujet des “primes d’intéressement pour l’année prochaine”, liées à des objectifs à atteindre. “La direction a présenté des objectifs tellement inatteignables que (la prime) sera très loin de ce qu’on a l’habitude d’avoir”, a expliqué le syndicaliste, sans autres précisions.
France Bleu Lorraine Nord parle d’une quarantaine de salariés qui ont débrayé, demandant la réouverture de négociations sur “la prime d’intéressement trimestrielle”.
Le groupe britannique British Steel, numéro deux du secteur au Royaume-Uni derrière Tata Steel, a été placé fin mai en faillite par les autorités britanniques, jetant une ombre sur son avenir et celui de ses milliers de salariés, parmi lesquels ceux du site français.