
Pâques est célébrée de différentes manières à travers le monde. Et certaines traditions peuvent sembler assez inhabituelles voire même bizarres. Des omelettes gigantesques à l’autoflagellation, voici quelques-unes des traditions de Pâques les plus insolites.

A Bessières, une petite ville du sud de la France, le lundi de Pâques est marqué par la préparation d’une omelette géante. Les résidents cassent 15.000 œufs dans une gigantesque poêle et servent des portions d’omelette à des milliers d’observateurs. La tradition aurait commencé lorsque Napoléon Bonaparte visita la ville et mangea une omelette qu’il appréciait tellement qu’il ordonna aux habitants de ramasser leurs œufs pour en faire une plus grosse omelette, afin de nourrir son armée dès le lendemain.
Si les Français apprécient casser des oeufs, en République tchèque et en Slovaquie, les femmes sont invitées... à ne pas mettre le nez dehors, le lundi de Pâques. En effet, les hommes et les garçons de la région parcourent les rues avec des fouets en saule (appelés pomlázka ), généralement ornés de rubans, à la recherche de filles à fouetter “légèrement”. Le fouet n’est pas destiné à être douloureux, mais vise plutôt à “revigorer” et à “embellir” ces dames. Inutile de préciser que la tradition est aujourd’hui assez controversée...


Aux Philippines, certains catholiques participent à l’autocrucifixion et à l’autoflagellation à Pâques. Il s’agit, pour ces dévots, d’un moyen de se purifier soi-même et de se purifier des péchés du monde, ou enfin de rendre hommage à la souffrance de Jésus-Christ. L’Église catholique condamne cette pratique et la décourage activement, mais ces actes de souffrance continuent d’être pratiqués dans certaines parties du pays.
En Suède et en Finlande, le jeudi saint est marqué par une tradition qui présente quelques similitudes avec Halloween. Les enfants se déguisent en sorcières de Pâques ou en vieillards et font du porte-à-porte afin de souhaiter aux gens de joyeuses Pâques en échange de bonbons.
La tradition a une origine plutôt sinistre et remonte à l’époque des chasses aux sorcières, dans les années 1600. En Suède, on s’imaginait que les sorcières s’envolaient vers une île légendaire appelée Blåkulla, où le diable les accueillait dans sa cour, à Pâques. C’était un lieu où les rôles étaient inversés : les vieux devenaient jeunes et les femmes endossaient les rôles des hommes.


Non, ces pénitents espagnols n’ont rien à voir avec le Ku Klux Klan. En Espagne, la Semaine Sainte - ou Semana Santa - est célébrée la semaine précédant le dimanche de Pâques. De nombreuses villes et villages accueillent des processions, lors desquelles les participants portent des robes et des capuches traditionnelles, y compris ces chapeaux pointus emblématiques appelés capirotes.
L’utilisation de ces chapeaux remonte à l’époque médiévale où ils étaient portés en guise de pénitence. Aujourd’hui, ils sont toujours un symbole d’humilité et de dévotion.
Les cagoules sont souvent portées par les membres des confréries religieuses qui participent à ces processions. Elles témoignent d’une forme de réflexion spirituelle et d’affichage public de leur foi.
En Pologne, le lundi de Pâques ne se limite pas à offrir (et manger) des lapins en chocolat et à partir à la chasse aux œufs. C’est aussi l’occasion de belles batailles d’eau à l’ancienne !
Le “lundi humide” (également connu sous le nom de “Śmigus-Dyngus”) est une tradition polonaise où les gens s’aspergent d’eau comme symbole de purification et de renouveau. Les jeunes garçons et filles descendent souvent dans la rue armés de pistolets à eau et de seaux, prêts à tremper quiconque se trouve sur leur passage.
Donc, si jamais vous êtes en Pologne lors de ce “lundi humide”, assurez-vous d’apporter des vêtements de rechange !
