À mesure que la date du réveillon de Noël approche, nombre de familles, dont le budget mensuel a été impacté par la hausse des prix de l'alimentation, doivent craindre les dépenses générées inévitablement par ce moment festif. De la même manière qu'elles ont appris à diminuer le gaspillage alimentaire pour faire des économies, il existe aussi des solutions pour servir un menu de fête à moindre coût. Voici des astuces auxquelles vous n'auriez peut-être pas pensé.

1. Acheter les produits de fête le plus tôt possible...

... Et les congeler ! Mieux vaut réhabiliter la congélation si vous souhaitez réaliser des économies pour votre menu de fête. Car c'est une réalité pour bon nombre de produits qui finissent souvent sur la table: les prix gonflent à mesure que le jour du réveillon approche.

Pour vous en convaincre, il suffit de vérifier les cours indiqués aux grossistes du marché de Rungis via la base de données du Réseau des Nouvelles de Marché. Ainsi, si l'on effectue la démonstration sur la base de la fin d'année 2022, le saumon frais originaire d'Ecosse coûtait aux professionnels 8,28 euros le kilo en novembre, contre 10,76 euros en décembre. Même analyse pour la dinde. La cuisse d'un kilo et plus se payait 2,98 euros en novembre contre 3,10 euros un mois plus tard. Et malheureusement, l'un des produits les plus emblématiques de Noël, à savoir la truffe, n'échappe pas au même constat: l'or noir en provenance de nouvelle Aquitaine coûtait 560 euros en novembre contre 787,50 euros le kilo en décembre.

En anticipant ainsi au maximum le déroulé de son repas de Noël, on peut réaliser de précieuses économies pour les produits qui se congèlent, ce qui peut permettre de contrebalancer l'augmentation des prix de ceux qui ne passent pas au congélateur, comme les huîtres.

2. Profiter des dispositifs anti-gaspi

Dans cette dynamique, il est de bon ton de chiner du côté des rayons dans lesquels les grandes surfaces accumulent les produits portant des dates de péremption toutes proches. Vous aviez prévu de servir du boudin? Pourquoi ne pas en trouver un dans l'un de ces réfrigérateurs dédiés à réduire le gaspillage alimentaire. Rappelons que les articles concernés ne posent pas de problème pour la santé tant qu'ils n'ont pas dépassé la date de péremption. Vous pouvez ainsi tout à fait les congeler (pour les aliments qui peuvent l'être et s'ils n'ont pas déjà été décongelés).

En France, on peut notamment faire appel aux nouveaux acteurs de l'anti-gaspillage, comme le supermarché NOUS Anti-gaspi, un concept nouveau genre qui récupère les produits dont l'emballage est légèrement amoché ou la date de péremption toute proche pour les revendre à moindre coût. On peut réaliser ses courses en ligne, sinon via les magasins qui ont ouvert partout en France, depuis Lille jusqu'en Bretagne en passant par Paris.

Enfin, pour les retardataires qui n'anticiperont pas le contenu du menu de fête, les paniers proposés par l'application TooGoodToGo composés à partir des invendus confiés par les commerçants de quartier pourront aussi regrouper des éléments de la table de Noël.

3. Préférer les produits de saison et privilégier le fait-maison

Exit du menu de Noël les framboises ou la tomate! Bienvenue aux courges butternut et potimarrons, aux clémentines et autres fruits de la passion. C'est une réalité que les chefs ne cessent de répéter: les produits de saison coûtent moins chers.

Une évidence tout simplement parce que pour de nombreuses variétés il n'y a pas besoin de dispositif adapté, comme une serre chauffée, pour les faire pousser, ce qui coûte plus cher qu'une production sans (trop) intervention. Pour connaître les produits de saison du mois de décembre, il existe de multiples calendriers comme celui mis en ligne gratuitement par Greenpeace.

4. Optimiser l'utilisation des ingrédients

On parle souvent du coût faramineux du repas de Noël. Mais le budget n'est-il pas surtout alourdi par l'enchaînement des deux réveillons? On peut ainsi optimiser les matières premières du repas de Noël pour envisager le menu de la Saint-Sylvestre.

On ne vous conseille évidemment pas de consommer les restes, qui seraient bien sûr impropres au bout d'une semaine. Il s'agit plutôt d'utiliser les carapaces des crustacés du plateau marin servi à Noël pour élaborer un bouillon iodé qui parfumera avec délice un joli plat de pâtes, pour peu que l'on agrémente de crème le soir du 31 décembre. Rien ne vous empêche d'en faire de même avec les os et la carcasse de la dinde qui serviront à la préparation d'un bouillon de base pour un risotto ou une béchamel...

Aussi, s'il vous reste du foie gras à Noël, on peut utiliser les derniers morceaux pour en faire des cannelés que l'on congèlera et que l'on servira en apéritif le 31 décembre. Le saumon fumé ? Et pourquoi ne pas servir des petits cupcakes salés ? Encore une fois, tout est possible à condition qu'un ingrédient n'ait pas été décongelé au préalable.