Zagreb World Theatre FestivalLe théâtre luxembourgeois s'exporte

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Après une tournée remarquée en Belgique et en France, "Breaking the Waves" investira ainsi les planches du Théâtre National de de Zagreb le 28 septembre.
La mise en scène de Myriam Muller a été saluée par la presse française et belge.
La mise en scène de Myriam Muller a été saluée par la presse française et belge.
© Boshua

On a pris l’habitude de voir des films coproduits au Luxembourg être sélectionnés dans divers festivals à travers le monde, comme ce fut récemment le cas à Toronto. Pour le théâtre, c’est plus rare. Aussi, l’invitation de “Breaking the Waves”, mise en scène par Myriam Muller au très prestigieux Zagreb World Theatre Festival en Croatie est une très bonne nouvelle.

Depuis sa création en 2003, le festival accueille pour une première fois une metteure en scène luxembourgeoise. Myriam Muller s’y trouvera en très belle compagnie puisqu’elle partagera l’affiche avec “Un ennemi du peuple” dans une mise en scène de Thomas Ostermeier (production de la Schaubühne Berlin) et “Nachlass” de Rimini Protokoll (production du Théâtre Vidy-Lausanne), des metteurs en scène très en vue.

La production des Théâtres de la Ville de Luxembourg avait été créée en février 2019 au Grand Théâtre. À l’issue de la création de Breaking the Waves (d’après le scénario de Lars von Trier, David Pirie & Peter Asmussen, dans une adaptation pour le théâtre de Vivian Nielsen et traduite de l’anglais par Dominique Hollier), une première tournée très remarquée avait mené l’équipe en France et en Belgique.

EN RÉSUMÉ

Sur une île isolée, Bess, une jeune femme apparemment fragile psychologiquement, a trouvé l’amour en Jan. Mais celui-ci, victime d’un grave accident, se retrouve paralysé. Bess est prête à tout pour le sauver. Jan lui demande de continuer à aimer, de trouver un amant et de lui raconter ses plaisirs sexuels. Dans un contexte social hostile, le sacrifice de Bess provoque la guérison miraculeuse de Jan.

Pour ce monde clos, sectaire et hyper religieux, Jan apparaît comme un intrus menaçant. Ce qui est malheureusement un contexte socio-culturel européen d’aujourd’hui. L’expression de la foi et le don de soi absolu sont un autre sujet délicat dans un monde où la bonté est suspecte.

C’est donc une histoire osée, perverse, extraordinaire et imbibée de controverse. Difficile d’accès – éprouvante pour certains, certes, mais dont l’impact émotionnel est vivace. Car derrière cette mise en scène morbide et mortuaire de la déchéance physique, ‘morale’ et masochiste de Bess, ce qu’il reste c’est la force vive de la vie. La vie à tout prix, quel qu’en soit le sacrifice”, explique la metteuse en scène Myriam Muller.

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