Letz Be HealthyCancer: la prévention commence dans notre quotidien

Sabrina Frohnhofer
Maladies cardiovasculaires, diabète, cancers: les maladies chroniques progressent. Pour Anne-Sophie Zimmer, nutritionniste, la génétique n'explique pas tout: l'environnement, le stress et une alimentation déséquilibrée pèsent lourdement. Contrairement aux gènes, ils peuvent être améliorés.
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Convaincue qu’il vaut mieux prévenir que guérir, Anne-Sophie Zimmer, nutritionniste à Luxembourg, consacre une partie de son travail à la prévention, notamment dans le contexte du cancer. "La génétique joue un rôle mais elle n'explique pas tout. Notre santé dépend aussi de notre environnement et de nos habitudes. C'est sur ces facteurs que nous pouvons agir." Parce que chaque personne a sa biologie et qu'il n'existe pas de solution universelle, son approche est personnalisée et fonctionnelle, c'est-à-dire orientée vers l’origine des symptômes.

Trouver l’origine

"J'examine la digestion, le système nerveux, le sommeil, le stress et les habitudes alimentaires. L'objectif est de comprendre ce qui déséquilibre le terrain biologique." La première étape consiste à vérifier le contenu de l’assiette. "Je recommande un quart de protéines, un quart de féculents, la moitié de légumes et une bonne source de graisses, surtout l'huile d'olive extra vierge." Elle s'appuie sur la littérature scientifique. "Le corps possède de nombreux systèmes de régulation." Ce qui les fragilise, ce sont les excès: sucre, alcool, produits ultra-transformés…

L’alimentation, c’est comme l’essence pour une auto, notre organisme en a besoin. Si on met le mauvais carburant, le véhicule tombe en panne.

Attention à votre environnement

Le stress chronique entretient l’inflammation et perturbe les systèmes hormonaux. "C’est un mécanisme physiologique normal: il permet au corps de réagir face à une situation." Le problème survient lorsque l’organisme ne revient plus à l’équilibre. Cela peut perturber le sommeil, l’appétit, la glycémie, les hormones et certaines fonctions immunitaires, contribuant à un terrain inflammatoire associé à différentes maladies chroniques. S’ajoutent les polluants, le manque de sommeil, l’alcool et la sédentarité… ce n’est donc pas un seul élément qui pose problème, mais leur accumulation: c’est la dose qui fait le poison.

Comment se prémunir?

Privilégiez des repas équilibrés. Les protéines (poisson, viande ou tofu) sont essentielles aux muscles, à l’immunité et aux hormones. Les légumes, l’ail, l’oignon, le quinoa et les aliments fermentés apportent des fibres et soutiennent le microbiote. Les poissons gras (sardines, anchois) fournissent des oméga-3, pour réguler l’inflammation, à consommer deux à trois fois par semaine.

Côté environnement, optez pour du verre plutôt que du plastique, évitez les cuissons excessives, lavez les fruits et légumes et limitez l’exposition à certaines substances comme les parabènes, conservateurs présents dans certains cosmétiques, et le triclosan, un agent antibactérien. Un taux adéquat de vitamine D est important pour le bon fonctionnement du système immunitaire. La prévention commence par une prise de responsabilité sur sa santé et par les choix que l’on fait au quotidien.

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