
Lorsque les marchés de Noël ouvrent les uns après les autres dans tout le pays, les souvenirs de la famille Ragbet sont ravivés.
Le dimanche 24 novembre 2019, un petit garçon qui n’avait pas encore trois ans, a été mortellement blessé par un bloc de glace qui s’était détaché d’une sculpture au marché de Noël du Knuedler. A l’occasion de ce triste anniversaire, la famille tente d’attirer l’attention sur le sort du petit Emran. “A ce jour, nous n’avons obtenu aucune réponse”, estime le père de la victime, Hamza Ragbet. Cette année encore, il s’est adressé à RTL.
“C’est arrivé, personne ne le voulait, nous savons cela. Dès que la date de l’accident approche, toute ma famille est bouleversée, tout bascule à nouveau. Nous voulons simplement savoir, grâce à un procès, qui a fait quoi de mal. Je ne peux pas vivre avec le fait que j’ai peut-être fait quelque chose de mal, ou mon fils. Nous voulons des réponses pour tenter de tirer un trait.”
Interrogé, le parquet confirme qu’après son dernier communiqué d’octobre 2023, une nouvelle étape a été franchie. 10 des 11 inculpés devraient comparaître devant une chambre correctionnelle.
Peu avant que la chambre du conseil prenne une ordonnance, l’avocat de l’un des prévenus a demandé des mesures d’instruction supplémentaires en mars 2024. Après quoi la chambre du conseil a décidé de renvoyer le dossier au parquet respectivement au juge d’instruction, pour répondre ainsi à la demande de l’avocat.
Dans une décision motivée, le juge d’instruction a refusé les devoirs demandés. La partie concernée a fait appel. Il appartient maintenant à la chambre du conseil de la Cour d’appel de décider si ce refus est confirmé ou si les devoirs demandés doivent encore être examinés. Une décision est attendue en janvier. D’ici là, on ne peut pas savoir si un procès aura lieu ni quand, selon le parquet.
Le juge d’instruction en charge de l’affaire souhaitait déjà clore le dossier en juillet 2022, comme l’écrivait RTL dans un article à l’été 2023.
“Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi la justice a besoin d’autant de temps”, dit Hamza Ragbet.
“En tant que famille, nous avons le sentiment que cela n’intéresse plus personne.” Dans d’autres pays, un procès intervient plus vite. Ici beaucoup de choses ont été bloquées ces cinq dernières années, selon le père de famille.
À la fin de l’entretien, Hamza Ragbet a ajouté que sa famille avait été laissée pratiquement livrée à elle-même depuis le début. Au départ, ils ont dû entreprendre toutes les démarches seuls. La famille a perdu son énergie et souhaite qu’il y ait bientôt un procès.