Logement, pauvreté et retraites Le gouvernement doit "stopper les spéculateurs"

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Lors de sa conférence nationale sur l'immigration organisée samedi à Remich, l'OGBL a soulevé de nombreuses inquiétudes sur les conditions de vie des immigrés au Luxembourg qui jouent pourtant un "rôle est fondamental pour l'avenir de notre société".
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© Maxime Gonzales/ RTL Luxembourg

Des milliers de personnes originaires de divers pays occupent au Luxembourg des postes clés et effectuent des travaux manuels ou intellectuels. Jour après jour, ils contribuent à la richesse du pays, a déclaré Maria Das Dores Azeredo Dos Santos, samedi à Remich lors de la conférence nationale sur l’immigration organisée par l’OGBL.

La présidente du Département des Immigrés de l’OGBL - structure qui s’occupe des problèmes rencontrés par les travailleurs non-luxembourgeois résidant au Luxembourg - fait également référence aux jeunes générations “ces fils et filles d’immigrés qui participent activement à la vie culturelle, sociale, sportive et politique du Luxembourg. Leur rôle est fondamental pour l’avenir de notre société”.

© Raphaëlle Dickes

L’immigration ne fait pas seulement un pan de l’histoire de notre pays, mais aussi de son avenir, a reconnu le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden. Le politicien du CSV rappelle qu’il a récemment assoupli les conditions du permis de séjour pour les talents. Et que les demandeurs d’asile sont désormais autorisés à travailler au bout de quatre mois.

Le travail est important pour l’intégration, le droit au travail est un droit fondamental. Sur ce point, Léon Gloden est formel. A la tribune il lance: “Le gouvernement est votre partenaire à tous et de vos collègues. Et si jamais vous avez un problème ou si un collègue vous dit qu’il a un problème, hésitez pas à nous contacter. Nous sommes une administration ouverte”. Le dialogue est important. “Faisons en sorte que cela se réalise”, a lancé Léon Gloden, à la tribune.

Juste des mesures “cosmétiques”

Les représentants syndicaux des immigrés ont suffisamment de problèmes sur les bras. À commencer par les prix élevés des logements. Le secrétaire central responsable de l’OGBL, José Luis Correia, qualifie de “cosmétiques” les mesures mises en œuvre jusqu’ici par le gouvernement luxembourgeois.

José Luis Correia, secrétaire central du département des immigrés à OGBL.
José Luis Correia, secrétaire central du département des immigrés à OGBL.
© RTL

Ce que nous voulons, c’est que le gouvernement stoppe les spéculateurs. Parce qu’ils ne nous rapportent rien. Ils ne sont pas bons pour le pays, ni pour la population. Nous voyons que beaucoup de choses sont construites, mais pas ce dont nous avons besoin”, pose clairement José Luis Correia. Donc des logements sociaux.

Autre source de préoccupation: la pauvreté. Il n’est pas possible que dans le pays le plus riche du monde, près de 20 % des salariés soient pauvres. Les immigrants sont les premiers concernés. Si nous voulons toucher nos pensions, nous dépendons d’eux. Quand aux retraites, elles sont doublement imposées si les gens déménagent à l’étranger, explique José Luis Correia.

José Luis Correia, secrétaire central du département des immigrés à OGBL.
José Luis Correia, secrétaire central du département des immigrés à OGBL.
© RTL

Ce n’est pas seulement le cas au Portugal, mais dans toute l’Europe. L’OGBL souhaite soumettre prochainement ce problème au gouvernement CSV-DP. Le syndicat devrait pour cela trouver une oreille ouverte auprès de Léon Gloden.

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