
Sur demande des Pirates, du LSAP, déi Gréng et déi Lénk, le ministre du Travail Georges Mischo (CSV) s’est rendu ce lundi à la Commission parlementaire afin de préciser comment il a géré le délicat et compliqué dossier ProActif jusqu’à présent.
Georges Mischo réfute l’inactivité qu’on lui reproche dans ce dossier et précise qu’il a souhaité entendre les deux parties avant d’agir. Il précise également ne pas vouloir s’immiscer dans la gouvernance mais préfère que le représentant de l’État soit doté d’un suppléant au conseil de l’entreprise, toujours sans possibilité de vote. Il résume enfin que la gestion de la structure doit se faire en toute autonomie.
L’opposition est cependant d’avis qu’un droit de regard ne suffit pas, et que l’État luxembourgeois doit pouvoir intervenir concrètement et activement dans des associations ou des structures qui sont cofinancées à hauteur de plusieurs millions d’euros par des fonds publics.
Malgré la situation, les membres de la Commission parlementaire sont soulagés que cette affaire n’a eu aucune conséquence sur les centaines de personnes qui travaillent grâce à ou pour ProActif et que personne ne s’est enrichi frauduleusement au sein de la structure qui s’engage avant tout en tant que centre de formation afin de réinsérer les personnes auxquelles la chance n’a pas toujours souri.