Sur les autoroutes luxembourgeoises Les Ponts et Chaussées mobilisés pour réparer les nids-de-poule

Maurice Fick
Christophe Hochard
Les gel et dégel de la récente vague de froid, combinés au trafic, ont fait des gros dégâts sur les autoroutes luxembourgeoises. Certaines sont plus touchées que d'autres. Les agents des Ponts et Chaussées sont sur la brèche pour réparer les nids-de-poule, surtout la nuit.
Seule une voie sur les trois que compte l'A3 au passage de la frontière vers le Luxembourg reste ouverte au trafic. Le 15 janvier vers midi, les agents des Ponts et Chaussées étaient à l'œuvre pour réparer de nombreux nids-de-poule.
Seule une voie sur les trois que compte l’A3 au passage de la frontière vers le Luxembourg reste ouverte au trafic. Le 15 janvier vers midi, les agents des Ponts et Chaussées étaient à l’œuvre pour réparer de nombreux nids-de-poule.
© Maurice Fick / RTL

La neige qui est tombée sur tout le pays en ce début janvier par des températures nettement sous la barre de 0°C et les écarts de température (de -10°C à 9°C) qui s’en suivirent, ont déformé la chaussée de certaines routes et autoroutes. En cause: le gel et le dégel des eaux infiltrées sous la chaussée. En se solidifiant sous l’action du froid, l’eau soulève le bitume. Le trafic fait ensuite son œuvre et rapidement se creusent des nids-de-poule.

De l’autoroute de Trèves (A1) à la Nordstross, en passant par la collectrice du sud (A13), toutes ont subi des dégâts à différentes échelles ces derniers jours. Les autoroutes les plus fréquentées et par lesquelles transitent le plus de poids lourds sont les plus touchées, comme l’A3, l’A1 et l’A6, les trois axes les plus empruntés du pays.

Le flux peut rapidement dégrader l’état du revêtement et contraindre l’Administration des Ponts et Chaussée à des réparations d’urgence comme cela a été le cas mercredi en fin de journée. La voie de droite de l’A3 à dû être fermée au trafic à hauteur de Livange, en pleine heure de pointe des retours vers la France.

Mais généralement les équipes des Ponts et Chaussées travaillent de nuit après le flux des frontaliers, pour gêner le moins possible.

C’était par exemple le cas dans la nuit de mercredi 14 janvier au jeudi 15. Les ouvriers des Ponts et Chaussées ont réparé 23 trous creusés dans la chaussée de l’A1 sur les deux kilomètres entre Senningerberg et le Kirchberg. Pour réparer la plupart d’entre eux, il a fallu fraiser l’enrobé bitumeux sur une longueur de trois mètres, une largeur de 1,30 mètres et sur cinq centimètres de profondeur.

Avant que l’enrobeuse y déverse du bitume (à 150°C) qui aura ensuite l’apparence d’un grand pansement tout neuf. Pour les 15 salariés mobilisés, ces interventions de rapiéçage sont une course contre la montre. Car si une voie de l’autoroute reste ouverte le temps de fraiser la chaussée, elle est fermée durant le temps de réparation “à chaud” et d’aplanissement par les rouleaux compresseurs.

Les équipes sont à pied d’œuvre “jusqu’à 5 heures, voir 6 heures au plus tard, puisque le tapis doit encore refroidir”, explique Roland Fox, directeur des Ponts et Chaussées.

© Christophe Hochard

Jusqu’ici, confie-t-il à RTL, “nous avons réparé la chaussée sur une cinquantaine de zones et une vingtaine d’interventions sont encore programmées pour de petites réparations, en attendant que de plus grandes réfections soient faites dans les années à venir”.

Ses services ont “remarqué cette année que nous avions des problèmes qui sont plus profonds notamment sur différents tabliers de ponts. Le drainage de l’étanchéité commence à se boucher après 30 ans. Ce qui a pour conséquence que l’eau stagne et qu’elle gèle. Ce qui provoque le soulèvement du revêtement et crée un trou”.

Le premier tronçon autoroutier date de 1969

Si au Luxembourg, la météo hivernale est évidemment à l’origine des déformations, une réalité oubliée explique en partie la multiplication des symptômes de cette “maladie saisonnière”.

C’est que “nos autoroutes commencent à vieillir”, reconnaît volontiers Roland Fox . Avant d’expliquer que “c’est la structure sous la route qui est concernée et qui devra être refaite”.

C’est à la fin des années 1960 que le réseau autoroutier - aujourd’hui long de 163 km - a commencé à tisser sa “toile”. Les tronçons reliant le Kirchberg à Senningerberg sur l’A1 précisément, et allant de Pontpierre à Esch-Lallange sur l’A4, sont les deux premiers tronçons autoroutiers réalisés au Luxembourg. Ils ont été mis en service en 1969. Voilà 57 ans.

Le premier tronçon de l’A6 entre la croix de Cessange et l’échangeur de Strassen avait été ouvert en 1976. Il y a donc cinquante ans. Quand au premier tronçon de l’A3 allant de la croix de Gasperich à l’échangeur de Dudelange (et non jusqu’à la frontière) a été ouvert en 1978. Il y a 48 ans.

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