Coups de feu à RemichUn ancien "most wanted" devant la justice luxembourgeoise

RTL Infos
Au tribunal de Luxembourg, le Parquet a requis une peine de prison de 12 ans pour cet homme qui figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par la police.
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Les faits qui lui sont reprochés remontent au mois de novembre 2020, lorsque l'accusé avait tiré dans les jambes d'un homme sur le pont frontalier entre Remich et l'Allemagne.

La représentante du Parquet a indiqué que toute la lumière n'avait pas encore pu être faite dans ce dossier, tout en citant les éléments connus comme la soirée que l'accusé avait passée avec trois amies dans un bar à Remich, lorsqu'une dispute a éclaté avec deux autres hommes. Malgré un apaisement de la situation, l'accusé est finalement sorti du bar avant de tirer trois coups de feu sur un homme qui a été blessé à la jambe. Plusieurs interprétations contradictoires existent cependant sur ce qu'il s'est réellement passé à l'extérieur.

L'accusé prétend avoir été agressé et blessé à la cuisse à l'aide d'un couteau. Sa jambe présente bien une cicatrice mais elle ne permettrait pas de confirmer que la blessure date bien de cette soirée en question. La représentante du Parquet a également indiqué qu'aucune trace de sang n'avait été retrouvée et que les témoins, excepté ses amis, n'avaient vu aucune blessure. Elle précise que l'accusé et les témoins ont changé plusieurs fois de versions concernant les faits, "un problème de traduction", selon l'accusé.

L'accusé se victimise

La procureure a justifié la peine de 12 ans de prison en pointant du doigt le comportement disproportionné de l'accusé et son incapacité à confirmer qu'il ne voulait pas tuer la victime. En outre, l'accusé a déjà un casier chargé, notamment plusieurs condamnations pour violences en relation avec des stupéfiants sans oublier une autre peine de prison de 4 ans et demi en Italie.

Mercredi, l'accusé a à nouveau pris la parole en avouant tout ce qui lui est reproché mais en se positionnant en tant que victime, la personne qui l'aurait blessé n'ayant pas dû répondre de ses actes devant la justice. Il a également reproché à la police de ne pas avoir fait son travail correctement.

Des images de caméras de vidéosurveillance placées devant et dans le bar ont été diffusées en début de séance. Des images qui n'ont pas livré beaucoup de réponses car la scène est difficilement visible, ne permettant pas d'obtenir une vue générale sur le déroulement des faits. L'avocat de l'accusé a tenté de prouver à l'aide de ces images que son client n'était pas armé en sortant du bar.

Le procès devrait encore durer deux jours supplémentaires avec notamment la plaidoirie de l'avocat de l'accusé prévue ce jeudi.

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