La colère monte dans le secteur de la restauration collective qui emploie près de 4.500 salariés au Luxembourg. Face à la nouvelle proposition "choquante" du patronat, l'OGBL promet de répliquer sous peu... dans la rue.

Ils avaient manifesté à la mi-novembre sous une pluie battante devant le Banque centrale européenne (BEI) au Kirchberg pour réclamer un 13e mois de salaire et une convention collective pour tout le secteur de la restauration collective au Luxembourg, mais sont très déçus par la nouvelle proposition de la FEDIL Catering.

Qu'ils soient agents de service, commis de cuisine ou cuisiniers en chef, les salariés qui travaillent dans les cantines d'entreprises, d'institutions européennes, les maisons de retraite, les écoles, les crèches et les hôpitaux s'apprêtent à redescendre dans la rue avant les fêtes de fin d'année pour se faire entendre. Un nouveau piquet de grève est dans le frigo et sera servi chaud pour le 19 décembre.

"Nous n'allons pas nous laisser faire et, si il le faut, nous arrêterons de leur servir a manger!", lâche Semia M'hadhbi, présidente de la délégation de Sodexo, premier employeur du secteur de la restauration collective au Luxembourg. Elle avoue que "c'est plus que de la déception, c'est de la colère".

En fin de semaine passée, le dialogue entre l'OGBL et la FEDIL Catering a tourné court lorsque "le patronat a proposé 0,6% d'augmentation salariale à partir de 2025 -parce qu'en 2024 ça n'irait pas- soit 0,1% de plus que la dernière fois", résume Semia M'hadhbi. L'augmentation de 0,5% correspondrait à une augmentation brute mensuelle de 12,50 euros, selon les calculs de l'OGBL.

"C’est insultant et c’est prendre les salariés de la restauration pour des abrutis", estime la présidente de la délégation de Sodexo qui ne mâche pas ses mots. Elle a la dent dure à l'encontre de ses collègues du LCGB restés à la table des négociations vendredi, alors que l'OGBL a tout simplement refusé le dialogue et a claqué la porte.

Rien ne filtre pour le moment sur le nouveau coup d'éclat du syndicat majoritaire dans le secteur, si ce n'est qu'il va mettre cette fois "plus de moyens" pour dire son refus de se contenter de "miettes".

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