Multicolores, à franges ou torsadés... On a encore du mal à s’imaginer venir au bureau coiffé d’un des chapeaux créés par Dominique Pouzol. Pourtant derrière la fantaisie apparente, l’artiste a engagé une authentique réflexion sur la société. La dizaine de chapeaux de “distanciation sociale” qu’il a créés interrogent, d’après lui, le rapport à la maladie et à la société post-Covid.
Dominique Pouzol les conçoit comme “un rempart à la peur. L’idée est de se dire, à un moment donné , on est encore là, on est encore vivants, on a encore plein de choses à faire, et maintenant justement, c’est l’occasion de se dire tous ensemble vers quoi on veut aller et que ce soit brillant... Voilà, tout sauf la peur quoi!”

L’artiste parisien souhaiterait que ses créations nous protègent non seulement du Covid-19 mais également de l’intolérance. Plus globalement des problèmes de société qui perdurent dans une période d’après confinement où de nouvelles règles sont à définir.
“J’ai toujours considéré que l’art, conclut Dominique Pouzol, c’était un moyen d’interroger la société, et que l’art ne pouvait pas se faire à part, que ça devait se faire dans la cité, et qu’il soit vraiment accessible à tous pour que tous, on en profite.”