
On ne prend pas tout à fait les mêmes mais le casting a fière allure à quelques heures de l’ouverture des Mondiaux indoor. Et plus singulièrement encore sur le 60m, la plus courte distance au programme et celle pour qui le cœur des Luxembourgeois va battre à 100 à l’heure ce samedi avec la présence de Patrizia van der Weken dans les starting-blocks.
La Flèche du Nord commence tout doucement à être rompue à ce genre de rendez-vous majeurs. Ses troisièmes places aux Championnats d’Europe à Apeldoorn et aux Mondiaux de Nankin décrochées l’an dernier sur la même distance ont installé la citoyenne d’Hosingen dans les plus hautes sphères du sprint mondial.
Et pour valider cette impression, la triple meilleure sportive de l’année a claqué un nouveau record national en 7’’01 il y a quasiment un mois précisément sur cette même piste polonaise.
«Ils l’ont refaite l’an dernier. Elle était déjà rapide avant mais elle l’est encore plus», juge son entraîneur Arnaud Starck. «Patrizia est une compétitrice. Elle a hâte de courir. La concurrence sera rude avec Julien Alfred qui aurait comme objectif de s’attaquer au record du monde.»
L’athlète de Saint-Lucie est championne olympique en titre sur 100 m et détient la meilleure performance mondiale de la saison sur le 60 m avec un chrono de 6’’99 qui la laisse encore à 7 centièmes du temps d’Irina Privalova signé en 1993. Alfred sera, avec l’Italienne Zaynab Dosso, la concurrente la plus sérieuse de Patrizia van der Weken même si plusieurs filles peuvent prétendre monter sur le podium comme notamment la Britannique Dina Asher-Smith qui a déjà couru en 7’’03.
Mais la journée sera longue. Deux étapes figurent avant la finale. «Patrizia a pris l’habitude de gérer ce genre de format. Elle est davantage dans la maîtrise au premier tour pour économiser ses forces sans prêter attention au chrono. A partir de la demi-finale, on ne calcule plus.»
Van der Weken, qui possède le troisième meilleur chrono mondial de l’année, essuiera les plâtres samedi en fin de matinée. Le championne nationale ne devrait éprouver aucune peine à se qualifier pour les demi-finale en prenant l’une des trois premières places. A ce stade, il s’agira de terminer à l’une des deux premières places de l’une des trois demi-finales ou de signer l’un des deux meilleurs temps de repêchage pour l’apothéose prévue en soirée.
Patrizia van der Weken ne le crie pas sur tous les toits, mais un nouveau podium serait une consécration pour elle qui a parfaitement géré son début de saison pour atteindre son pic de forme en Pologne.
La sprinteuse sera accompagnée de deux autres athlètes de la FLA. Vera Bertemes-Hoffmann sera la première en lice ce vendredi dans le 1.500 m dans la première des trois séries qui qualifieront chaque fois trois filles pour la finale du dimanche. L’athlète de 29 ans ne se met pas une pression folle et veut faire sa course en améliorant son chrono de 4’11’’ signé cette année. C’est difficile de dire où ça pourra la mener dans un plateau aussi relevé.
Victoria Rausch sera la troisième engagée ce dimanche à partir de 12h55 dans les séries du 60 m haies. Avec le 38e temps d’engagement des 47 filles en lice, la sprinteuse tentera de soigner son chrono et de se rapprocher, pourquoi pas, de son record national (8’’08) signé en janvier dernier à La Coque.