Même s'il ne s'agit pas d'une compétition qualificative au sens traditionnel du terme, jamais une sélection luxembourgeoise n'avait encore participé à une phase finale mondiale en football.
Près de 190 nations prennent part à ce nouveau tournoi imaginé par la FIFA pour favoriser le développement des jeunes talents. À Bakou, les règles diffèrent du football classique : les rencontres se disputent à huit contre huit et durent quarante minutes, avec plusieurs adaptations destinées à mettre davantage les joueurs en valeur.
Pour le sélectionneur Pol Hansen, l'enjeu dépasse largement le simple résultat sportif. L'objectif est avant tout d'offrir aux jeunes Luxembourgeois une expérience unique face à des adversaires qu'ils n'auraient probablement jamais l'occasion d'affronter dans les compétitions habituelles.
Le format garantit par ailleurs un temps de jeu conséquent. Chaque équipe disputera au minimum neuf matches et restera présente durant toute la durée du tournoi. Une opportunité rare pour ces jeunes joueurs de se confronter à des styles de jeu venus du monde entier et de gagner en expérience sur la scène internationale.
Cette vitrine mondiale pourrait également ouvrir certaines portes. Ces dernières années, la Fédération luxembourgeoise de football est parvenue à placer un nombre croissant de jeunes talents dans des clubs étrangers. Une prestation remarquée lors d'un événement réunissant autant de recruteurs et de fédérations ne passe généralement pas inaperçue.
Malgré l'ampleur de l'événement, le cadre reste celui d'une compétition destinée à de très jeunes joueurs. Les participants sont nés en 2011 ou 2012. La délégation luxembourgeoise compte quatorze joueurs, encadrés par six accompagnateurs, dont un médecin mais aussi un enseignant. Car entre deux entraînements et plusieurs milliers de kilomètres de leur salle de classe, l'école reste également au programme. Les jeunes internationaux ont été dispensés de cours pendant la compétition, mais ils sont invités à poursuivre leur travail scolaire durant leur séjour en Azerbaïdjan.
Pour le Luxembourg, l'aventure est avant tout celle d'une génération qui découvre pour la première fois ce que signifie disputer une Coupe du monde sous le maillot national. Une expérience qui pourrait marquer durablement les futurs espoirs du football grand-ducal.