
Avec 27 points à 8 journées de la fin, on pourrait penser que l’affaire est entendue pour Canach. Pas tant que ça en fait puisque dans ce championnat atypique, 6 équipes se tiennent encore en 5 unités. Il faut donc ajouter un supplément d’âme au travail entrepris depuis le début de la saison pour voir le maintien se profiler.
“C’est positif mais ce n’est pas fini. Ne nous emballons pas. Le plus difficile reste à faire”, souligne Brian Rouffignac définitivement lancé après un début de compétition en pointillé. “J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Je n’avais jamais travaillé en parallèle du football. J’ai mis un bon mois pour trouver le rythme.”
Le partenaire principal du club, les Voyages Emile Weber, est le principal employeur des joueurs. Brian Rouffignac y bosse comme d’autres partenaires. Une nouvelle vie. “Oui, c’est pas mal de changements. Notamment pour moi. J’ai tenté ma chance en Italie mais ce fut compliqué. J’avais besoin d’un nouveau challenge et l’entraîneur m’a laissé tout le temps pour être compétitif.”
Le milieu de terrain français de 25 ans n’est pas totalement arrivé en terrain inconnu chez le promu. Ses passages à l’Union Titus Pétange, Steinsel et Strassen lui ont permis de se familiariser avec la compétition grand-ducale. “J’étais arrivé à la fin d’un cycle à Strassen. J’avais besoin d’un nouvel élan. De retrouver du temps de jeu. Il n’y a rien de pire pour un joueur que de ne pas jouer.”
Ici, sur l’échiquier de Nelson Fragoso, Brian Rouffignac a retrouvé de la confiance. “Il y a une belle cohésion dans l’équipe et ça aide beaucoup. On doit encore être plus ‘’tueurs’’ dans les derniers 30 mètres”, poursuit celui qui met carrément la barre à 40 points pour assurer le maintien. “C’est pour ça que le duel contre le Swift constitue un match clef dans notre parcours.” Battu à l’aller, Canach reste sur deux défaites qui ont freiné son élan. L’occasion est belle de repousser un concurrent direct à 8 points.
Mamer, autre équipe à la bataille pour sauver sa peau sans passer par le barrage, accueillera son voisin Strassen dans un derby qui sent le soufre. Surtout pour les visiteurs qui n’ont plus droit à griller de jokers à l’apparence “faciles” s’ils veulent renouveler leur bail européen.
Canach sera aussi attentif au duel entre Hostert et Käerjéng, deux autres équipes qui veulent se rassurer au plus vite.
Assez loin de cette zone-là, l’US Mondorf, épatant dauphin, testera sa résistance chez le leader differdangeois. Un choc qui peut permettre au champion en titre de prendre sa
battue vers un nouveau titre. A moins qu’il fasse carrément du club de la cité thermale un candidat à la plus grosse surprise de l’année.
Bissen, qui reçoit Niederkorn et Dudelange, en visite à la Jeunesse, seront aux premières loges mais d’abord concentrées sur leur tâche pour ne pas lâcher le podium des yeux. Le Racing pourrait, lui, définitivement se rassurer à l’occasion de la visite de la lanterne rouge pétangeoise. Pour Rodange, les trois points s’imposent à domicile contre Rosport pour recommencer à songer plus sérieusement au barrage.