
Vendredi contre Haïti à Philadelphie, le buteur du Real Madrid devra rendre une copie parfaite face à l'équipe présumée la plus faible du groupe C, pour faire taire les critiques envers la sélection brésilienne et garder un espoir de terminer en tête.
Contre les Lions de l'Atlas, Vini a remis les siens dans le match en égalisant à la demi-heure de jeu, marquant son 10e but en 50 sélections. Excentré côté gauche, il a repiqué dans l'axe et a décoché une frappe lourde du droit, sa marque de fabrique au Real.
Désigné "joueur du match" pour avoir porté à lui seul l'attaque de la Seleçao face à la belle performance des Marocains, il a assuré après la rencontre qu'il pouvait "encore beaucoup" s'améliorer.
"Je n’ai pas été à mon meilleur niveau sur le plan technique. Je pense que je peux progresser là-dessus, aider davantage dans le secteur offensif", a expliqué celui qui ne rechigne pas à faire sa part dans le repli défensif.

"Pour gagner la Coupe du monde, tu vas devoir souffrir, tu vas devoir encaisser des buts, tu vas devoir renverser des matches. Et nous devons être prêts pour ça", a affirmé l'attaquant de 25 ans.
Vinicius aborde le Mondial après une saison difficile au Real - aucun titre en Espagne, éliminé en quarts de finale de la Ligue des champions par le Bayern Munich - même s'il est redevenu l'un des piliers de l'équipe merengue avec l'arrivée de l'entraîneur Alvaro Arbeloa en janvier. La plupart de ses 22 buts ont ainsi été inscrits durant la seconde partie de championnat.
Mais il peut compter sur la confiance du sélectionneur, l'Italien Carlo Ancelotti, qui l'a dirigé au Real et avec qui il a remporté deux Ligue des champions en 2022 et 2024.
"C'est quelqu'un qui me connaît comme personne, a assuré Vinicus. Il fait toujours en sorte que je m'adapte le plus vite possible à mon équipe, il me donne l'importance dont j'ai besoin et que je mérite. Et, si Dieu le veut, je pourrai faire beaucoup plus pour lui".

Ancelotti, monstre sacré après avoir gagné un titre dans les cinq plus grands championnats européens, a "insufflé de la confiance aux joueurs, mis tout le monde à l'aise afin que chacun puisse exploiter au mieux ses points forts à son meilleur poste", disait Vinicius fin 2025 à propos de l'Italien, nommé quelques mois plus tôt à la tête de la sélection brésilienne.
Et si Ancelotti a beaucoup tâtonné, en titularisant par exemple les latéraux Roger Ibanez et Douglas Santos contre le Maroc, il considère le natif de Sao Gonçalo, près de Rio, comme inamovible en raison de sa capacité à marquer.
"Nous pouvons tirer profit d'un joueur qui peut beaucoup apporter comme ailier, pas comme avant-centre dans la surface, parce que je ne suis pas idiot et qu'il n'est pas un point de référence dans la surface. Mais pour attaquer la surface avec de l'espace, il est très, très dangereux", a expliqué Ancelotti au média brésilien Placar.
Une autre légende brésilienne, Cafu, assure qu'il peut être l'homme de la "sexta estrela", la sixième étoile de champion du monde.
"Sur ces huit matches (en cas de finale), Vinícius Jr a tout ce qu'il faut pour montrer au monde entier sa valeur et ce qu'il est capable de faire sur un terrain de football", a assuré le défenseur aux 142 sélections (record du Brésil) en avril lors de la remise des prix Laureus qui avaient sacré le prodige espagnol du FC Barcelone Lamine Yamal comme meilleur jeune sportif mondial.