
En quête d’un 24e titre du Grand Chelem pour égaler le record absolu de Margaret Court, le Serbe de 36 ans a mis 3h45 pour éliminer son compatriote Laslo Djere (38e) 4-6, 4-6, 6-1, 6-1, 6-3 et ainsi avancer dans une moitié de tableau déjà largement délestée de ses têtes de série.
“Après le deuxième set, pendant la pause toilettes, je me suis fait un discours de motivation devant un miroir. Il fallait que je parvienne à élever mon niveau. Ca ne fonctionne pas toujours, mais là, ça a fonctionné”, a-t-il reconnu.
“Maintenant, je dois bien me reposer pour que ce corps de 36 ans récupère en vue du prochain tour”, a-t-il conclu juste avant de quitter le court Arthur-Ashe à près de deux heures du matin.
Dans une moitié de tableau où les principaux joueurs qui auraient pu l’empêcher d’atteindre la finale (Holger Rune, Casper Ruud ou encore Stefanos Tsitsipas) ont déjà été éliminés, il affrontera dimanche pour une place en quarts le Croate Borna Gojo (105e et issu des qualifications).
Dans le haut du tableau, son désormais principal rival Carlos Alcaraz peut lui encore trouver sur sa route Jannik Sinner, Daniil Medvedev ou Andrey Rublev...
L’aventure continue aussi pour l’Américain Frances Tiafoe (10e), demi-finaliste l’année dernière, qui a sorti le Français Adrian Mannarino (35e) 4-6, 6-2, 6-3 , 7-6 (8-6).
Chez les femmes, Swiatek n’a de son côté fait aucun détail face à la Slovène Kaja Juvan, 145e mondiale et issue des qualifications.
“C’est ma meilleure amie (sur le circuit), donc c’était ça qui était le plus dur”, a confié la tenante du titre, après une victoire bouclée en 49 minutes.
“C’est certain que mon niveau était élevé, et je n’ai pas commis beaucoup de fautes directes (cinq)”, s’est félicité la N.1 mondiale.
Sur sa route pour un cinquième titre du Grand Chelem, la Polonaise sera opposée en 8es de finale à la Lettone Jelena Ostapenko (21e), qui a éliminé l’Américaine Bernarda Pera (73e) 4-6, 6-3, 6-3.
“Jelena, un jour elle peut jouer un match parfait et tout mettre dans le court même en prenant vraiment des risques, et un autre jour c’est différent”, se méfie Swiatek.
Ensuite, ce sera peut être le choc face à Coco Gauff (6e) qui rêve, à 19 ans, de lever son premier trophée d’un Grand Chelem dans son pays, après un été brillant marqué par ses titres à Washington et Cincinnati. Avec, au passage, une victoire contre Swiatek en demi-finales du tournoi de l’Ohio.
Vendredi, l’Américaine a été chahutée par la Belge Elise Mertens (32e) avant de prendre le contrôle de la partie et de se qualifier 3-6, 6-3, 6-0.
“J’aurais bien aimé gagner en deux sets secs, mais Elise a très bien joué”, a reconnu Gauff.
Sa prochaine adversaire sera la Danoise Caroline Wozniacki, qui a poursuivi vendredi son beau parcours pour son retour sur un tournoi du Grand Chelem depuis sa retraite à l’Open d’Australie 2020. La joueuse de 33 ans, revenue sur le circuit après avoir donné naissance à deux enfants, a éliminé l’Américaine Jennifer Brady (4-6, 6-3, 6-1), demi-finaliste à New York en 2020, après avoir battu la Tchèque Petra Kvitova, 11e mondiale 7-5, 7-6 (7/5) au 2e tour.
En soirée, la Roumaine Sorana Cirstea (30e) a créé la surprise en battant la 4e mondiale Rybakina 6-3, 6-7 (6/8), 6-4.
La Kazakhe, lauréate à Wimbledon l’an dernier et finaliste cette année en Australie, n’a pu s’appuyer sur son énorme service.
Son arme fatale s’est même franchement enrayée (trois aces pour quatre doubles fautes) et elle a concédé six fois sa mise en jeu.
“C’est une très grande joueuse, ce n’est pas pour rien qu’elle est N.4 mondiale. Mais j’ai tout donné et je pense mériter cette victoire”, a commenté Cirstea, qui n’avait jamais dépassé le troisième tour à Flushing Meadows et qui affrontera pour une place en quarts la Suissesse Belinda Bencic (13e).