XV de FranceRelever le défi anglais et revoir la vie en rose

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Un mois après son dernier match, le plus dur reste à faire dans le Tournoi des six nations pour le XV de France. D'abord créer l'exploit face à l'Angleterre samedi (17h45) à Londres et reprendre la dynamique vertueuse interrompue par le coronavirus.
La joie des joueurs du XV de France, après leur victoire face à l'Irlande (15-13) au Tournoi des Six nations, le 14 février 2021 à Dublin
La joie des joueurs du XV de France, après leur victoire face à l’Irlande (15-13) au Tournoi des Six nations, le 14 février 2021 à Dublin
© POOL/AFP/Archives

L’épisode des contaminations au Covid-19 ayant touché douze joueurs et quatre membres de l’encadrement, dont le sélectionneur Fabien Galthié, a créé des remous, entre soupçons d’entorse au protocole sanitaire et report du duel contre l’Ecosse.

Mais finalement blanchie dans cette affaire, la sélection française retrouve le terrain avec un match “charnière”, comme l’a souligné l’arrière Brice Dulin. Un immense défi après la balade en Italie (50-10) et la performance en Irlande (15-13). Car les Bleus n’ont plus gagné à Londres depuis août 2007 et un match de préparation à la Coupe du monde.

Le demi de mêlée du XV de France, Dimitri Yachvili, tape une pénalité lors du match du Tournoi des Six nations contre l'Angleterre, le 13 février 2005 au stade de Twickenham à Londres
Le demi de mêlée du XV de France, Dimitri Yachvili, tape une pénalité lors du match du Tournoi des Six nations contre l’Angleterre, le 13 février 2005 au stade de Twickenham à Londres
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Dans le Tournoi, il faut remonter à 2005. L’ouvreur Matthieu Jalibert, préféré à Romain Ntamack, récemment revenu de blessure, n’avait pas encore fêté ses sept ans quand la sélection dirigée alors par Bernard Laporte, actuel président de la Fédération française de rugby (FFR), s’était imposée de justesse (18-17) à Twickenham. Sans inscrire un essai mais portée par la botte de Dimitri Yachvili, auteur de tous les points français.

Gagner à Londres relève toujours de l’exploit, même si les tenants du titre et finalistes du Mondial-2019 traversent une mauvaise passe. Battus deux fois en trois matches, Owen Farrell et ses partenaires ont chuté à domicile face à l’Ecosse (11-6), une première depuis 1983, et vécu un cauchemar à Cardiff (40-24).

L'arrière gallois Liam Williams marque un essai malgré le plaquage du trois quarts centre anglais, Owen Farrell, lors de leur match du Tournoi des Six nations, le 27 février 2021 au Principality Stadium à Cardiff
L’arrière gallois Liam Williams marque un essai malgré le plaquage du trois quarts centre anglais, Owen Farrell, lors de leur match du Tournoi des Six nations, le 27 février 2021 au Principality Stadium à Cardiff
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Ils n’ont dominé que la modeste sélection italienne (41-18), à Twickenham et sans la manière, cristallisant les critiques autour de leur sélectionneur australien Eddie Jones, pourtant encensé il y a moins de deux ans lorsqu’il avait guidé le XV de la Rose en finale mondiale.

“Les Anglais ont eu un début de Tournoi difficile donc ils vont vouloir faire un gros match contre nous et on s’attend à une grosse bagarre, surtout à Twickenham dans leur stade. On n’a pas gagné là-bas depuis 16 ans. A chaque fois, ce sont des matches très durs à jouer avec beaucoup de combat”, a expliqué le pilier gauche Cyril Baille.

Le demi de mêlée du XV de France, Antoine Dupont, parle avec son capitaine, le 3e ligne aile Charles Ollivon, lors d'un entraînement, le 11 février 2021 à Marcoussis, à trois jours du match du Tournoi des Six nations contre l'Irlande à Dublin
Le demi de mêlée du XV de France, Antoine Dupont, parle avec son capitaine, le 3e ligne aile Charles Ollivon, lors d’un entraînement, le 11 février 2021 à Marcoussis, à trois jours du match du Tournoi des Six nations contre l’Irlande à Dublin
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L’Angleterre, blessée dans son orgueil, ne se privera pas de ruiner le rêve de premier Grand Chelem depuis 2010 de Galthié et ses ouailles.

La France, de son côté, suscite des interrogations après l’affaire du cluster. Sept joueurs guéris du virus seront sur le terrain au coup d’envoi et n’ont pas joué depuis le succès à Dublin, le 14 février: Dulin, le capitaine et troisième ligne Charles Ollivon, le demi de mêlée Antoine Dupont, toute la première ligne composée de Baille, du talonneur Julien Marchand et du pilier droit Mohamed Haouas, et enfin le deuxième ligne Romain Taofifenua, qui remplace Bernard Le Roux, blessé.

Ces forces vives risquent de manquer de rythme, mais l’entraîneur de la défense, l’Anglais Shaun Edwards, a trouvé les Bleus “assez affûtés” mercredi après un entraînement “à balles réelles”.

L’absence de Le Roux, le plus féroce défenseur français et plaqueur inépuisable, pourrait aussi peser. Pour s’adapter à l’intense bataille physique à venir et compenser le forfait du Racingman, l’encadrement tricolore a placé six avants (Gros, Aldegheri, Chat, Jelonch, Woki, Cazeaux) sur le banc pour deux arrières seulement (Serin, Ntamack). La polyvalence de Jalibert, capable de reculer à l’arrière, de Ntamack, apte à jouer au centre, et de Fickou, qui peut glisser à l’aile, offre des alternatives.

Le trois quarts centre anglais Owen Farrell (2e d) est félicité par ses coéquipiers, après avoir transformé une pénalité lors des prolongations et offert la victoire à son équipe face à la France, lors de la finale de la Coupe d'Automne des nations, le le 6 décembre 2020 au stade de Twickenham à Londres
Le trois quarts centre anglais Owen Farrell (2e d) est félicité par ses coéquipiers, après avoir transformé une pénalité lors des prolongations et offert la victoire à son équipe face à la France, lors de la finale de la Coupe d’Automne des nations, le le 6 décembre 2020 au stade de Twickenham à Londres
© AFP/Archives

Le retour de blessure du trois-quarts centre Virimi Vakatawa apportera une touche de créativité supplémentaire en attaque. Une bonne chose car l’effet de surprise ne fonctionnera plus devant l’Angleterre, battue (24-17) l’an dernier au Stade de France, puis passée tout près d’une nouvelle défaite (22-19 a.p.) début décembre, à Twickenham, face à une équipe de France bis en finale de la Coupe d’automne des nations.

Une prestation qui suscite de l’espoir pour samedi.

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