Mondial 2026L'Espagne de Yamal rêve d'un nouveau doublé Euro-Coupe du monde

AFP
Portée par le jeune prodige barcelonais Lamine Yamal et sûre de sa force collective, l'Espagne, championne d'Europe en titre, part cet été à la conquête de sa deuxième étoile, avec l'objectif de reproduire le doublé historique Euro-Mondial glané il y a seize ans.
La jeune star de la Roja Lamine Yamal face à la France, en demi-finale de l'Euro, le 9 juillet 2024 à Munich
La jeune star de la Roja Lamine Yamal face à la France, en demi-finale de l'Euro, le 9 juillet 2024 à Munich
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"C'est une immense fierté, et une responsabilité toute aussi grande": deux ans après leur sacre à l'Euro-2024, les joueurs de Luis De la Fuente rêvent d'imiter leurs glorieux ainés, les Xavi, Andrés Iniesta ou David Villa, et de s'installer sur le toit du monde, comme en Afrique du Sud, en 2010.

Au son des "Vuvuzelas", la Roja, également championne d'Europe en 2008 et 2012, avait alors décroché sa première étoile mondiale grâce à un but en prolongation d'Iniesta resté dans la légende, venu récompenser un jeu de possession étouffant.

Si elle s'inscrit dans une certaine continuité de cette époque dorée, l'Espagne de De la Fuente, qui a triomphé en Allemagne il y a deux ans, joue un football différent, plus moderne, plus dynamique et plus vertical. Toujours capable de priver son adversaire du ballon pendant la majeure partie du match, mais aussi de lui faire mal en transition.

Une mue alimentée par l'émergence d'un insaisissable duo d'ailiers: Lamine Yamal, à droite, et Nico Williams, à gauche. A 15 jours du début du tournoi, les deux joueurs, victimes de douleurs récurrentes au pubis depuis le début de la saison, se remettent actuellement de blessures similaires aux ischio-jambiers qui pourraient retarder leur entrée en lice.

"Nous n'allons pas précipiter les choses. D'après les informations dont nous disposons, tout le monde devrait être prêt pour le premier ou le deuxième match. Nous ne prendrons aucun risque, mais s'il y a un moment pour en prendre, c'est bien lors d'une Coupe du monde", a déclaré le sélectionneur espagnol lors de l'annonce de sa liste.

L'équipe à battre

Tombée dans le groupe H, avec le Cap-Vert, l'Arabie saoudite et l'Uruguay, l'Espagne, invaincue en compétition officielle depuis 2023, a, sur le papier, assez de talent et de certitudes pour se débrouiller sans ses deux flèches au début d'un tournoi dont elle fait logiquement partie des favoris.

"Si nous nous sentons sommes favoris, capables de gagner ce Mondial? Oui. Mais cela ne garantit rien, il y a d'autres sélections aussi fortes que nous: l'Angleterre, la France, le Brésil, l'Argentine... Et même en étant supérieur à l'adversaire, dans le football, vous pouvez quand même perdre", a prévenu De la Fuente.

"Je crois que nous sommes la sélection qui joue le mieux au football. Mais être favori ne donne rien, ni buts supplémentaires ni avantages au cours d'un match", a rappelé Yamal dans une interview à la FIFA.

Sans grand buteur de référence comme Fernando Torres ou David Villa à leur époque, le prodige barcelonais aura l'énorme responsabilité de porter les espoirs de son pays pour son premier Mondial, comme il l'avait fait à l'Euro-2024, où il était devenu le plus jeune joueur à remporter un tournoi international, à 17 ans et un jour.

"Jouer une Coupe du monde c'est la chose la plus belle qui existe dans notre sport. J'ai les frissons rien que de penser que je vais la disputer. Mais je ne ressens pas de pression particulière. Si j'allais travailler, ce que je n'ai jamais fait, peut-être que j'en aurais...", a estimé le jeune gaucher.

"Quand je joue à mon meilleur niveau, je me sens comme un superhéros. Rien ne peut m'arrêter. J'espère être dans cette forme-là au Mondial", a-t-il souhaité. Le compte à rebours est lancé.

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