
Au moins l’une de ces deux équipes ne verra pas le Mondial au Qatar. L’Italie, championne d’Europe en titre, et le Portugal de Cristiano Ronaldo, vainqueur de l’Euro-2016, ont été versés vendredi dans la même “voie” des barrages du Mondial-2022 fin mars et seront contraints de s’affronter pour la qualification si les deux équipes franchissent leur demi-finale respective.
Lors du tirage effectué vendredi à Zurich, le pire scénario s’est dessiné pour la “Nazionale” et la “Seleçao”, qui défieront respectivement la Macédoine du Nord et la Turquie en demi-finales des barrages, avant une possible confrontation de haut vol entre les deux mastodontes européens lors d’une alléchante finale.
Têtes de série lors de ce tirage faute d’avoir pu décrocher leur billet comme premier de groupe lors des qualifications, Italiens et Portugais avaient la garantie de recevoir lors des demi-finales de ces barrages. Mais ils espéraient éviter d’avoir à se croiser.
Patatras: l’un des deux derniers champions d’Europe passera à la trappe d’ici la Coupe du monde dans un an au Qatar (21 novembre-18 décembre 2022), voire peut-être les deux tant le format choisi s’annonce périlleux et interdit la moindre défaite: les douze barragistes doivent s’affronter sous la forme de trois mini-tournois à quatre disputés sur matches secs, avec demi-finales puis finale.
Roberto Mancini, sélectionneur de l’Italie, après le tirage au sort des barrages du Mondial-2022, en liaison vidéo avec Zurich: “C’est très difficile parce que la Macédoine du Nord est une bonne équipe et si nous passons ce tour nous jouerons la finale soit au Portugal soit en Turquie, c’est très dur”.
Le Portugal a hérité d’un léger avantage par rapport à l’Italie car si l’équipe de Cristiano Ronaldo franchit l’obstacle turc, elle aura l’avantage de recevoir son adversaire en finale de la “voie” C des barrages. Son expérience n’est d’ailleurs pas à négliger: la “Seleçao” s’était qualifiée en 2010 et en 2014 par cette voie-là.
Cela promet des duels sous haute tension alors que la “Nazionale” ressasse aujourd’hui le traumatisme d’il y a quatre ans, quand la Suède lui avait barré la route de la Coupe du monde en Russie lors des barrages, joués alors sous un autre format, en duels aller-retour (1-0, 0-0).