Le Qatari Nasser Al Attiyah (Dacia) a roulé vendredi vers un très probable sixième sacre final au Dakar-2026, en Arabie saoudite, en empochant l’avant-dernière étape du mythique rallye-raid, sa 50e victoire.
ASO, qui organise cette 48e édition, l’a comparé dans un communiqué à des légendes du Paris-Dakar et du Dakar en Afrique, Amérique du Sud et Arabie saoudite: le champion Finlandais Ari Vatanen (quatre victoires en auto) et le Français Stéphane Peterhansel (six victoires à moto, huit victoires en auto). “Il se dirige vers une sixième victoire finale”, écrit ASO dans ce texte.
Le Qatari de 55 ans, quintuple vainqueur du rallye-raid, a avalé les 311 kilomètres de secteur chronométré en 3 heures 21 minutes et 52 secondes, et a su déjouer les pièges des cailloux sur 409 km de liaison au volant de sa Dacia Sandrider. “Il y avait beaucoup de pierres, ce n’était pas facile, on aurait pu tout perdre aujourd’hui”, a-t-il déclaré devant la caméra du site ASO.
Sur cette 12e étape entre Al Henakiyah et Yanbu, Al Attiyah a relégué la Ford Racing de l’Américain Mitch Guthrie à plus d’une minute. Ils sont suivis par la Toyota Gazoo Racing de l’Australien Toby Price et l’autre Ford Racing du Suédois Mattias Ekström.
Ce dernier est troisième du classement général provisoire à 23 min 21 sec du leader qatari, derrière le challenger espagnol Nani Roma, deuxième à 15 min d’Al Attiyah.
Le nonuple champion du monde des rallyes Sébastien Loeb, qui n’a encore jamais gagné le Dakar, a perdu sa troisième place fragile au général et sa Dacia reste vendredi soir au pied du podium.
Loeb a expliqué, fataliste, au diffuseur de l’épreuve L’Equipe, avoir subi deux crevaisons dans les cailloux et qu’en ces circonstances, il était “compliqué de faire mieux”.
Quant à l’Espagnol Carlos Sainz, autre vétéran du sport automobile et au volant lui aussi d’une Raptor de Ford Racing, il pointe au cinquième rang.