
Depuis que la Ville et le gouvernement ont lancé les grandes manœuvres dans le secteur, mon quotidien (et celui de dizaines d’autres cyclistes) tourne un peu moins rond.
Je me souviens pourtant d’une période vierge de tous travaux, où le quartier Gare représentait déjà tout ce qu’un cycliste doit détester: un secteur très urbanisé, fréquenté, bruyant, et particulièrement mal adapté à la circulation à vélo. Depuis, c’est pire.

Au milieu de ce capharnaüm urbain, des dizaines de “vélotaffeurs” s’acharnent, quotidiennement, à pédaler jusqu’à leur lieu de travail. N’écoutant que mon courage, c’est sur ce terrain hostile que je m’élance moi aussi, chaque jour, en direction du Kirchberg. Qu’il soit réalisé sur l’avenue de la Liberté (le Code de la route l’interdit mais ils sont nombreux à s’y risquer, en vélo comme en trottinette) ou sur l’avenue de la Gare puis le boulevard de la Pétrusse, le trajet est des plus pénibles.

Le petit kilomètre qui sépare la gare du pont Adolphe est ponctué d’arrêts à des feux rouges qui n’ont pas été synchronisés pour la petit reine. Les véhicules qui ignorent parfois tout de la distance latérale de sécurité ou des sas à vélos sont légion. Et de trop nombreuses camionnettes confondent souvent voie de circulation et place de livraison. Pour l’instant, le tout est livré sans une once de piste cyclable, même temporaire, dans le sens gare>centre-ville.
Les énervés de la pédale pourront toujours me rappeler que c’est pour la bonne cause que nous faisons face à ces conditions. Que deux pistes cyclables et un quartier (un peu) apaisé nous attendent dans un futur pas si lointain. Et ils ont bien raison. Il n’empêche que chaque matin et chaque soir, c’est tout sauf une partie de plaisir de fréquenter le quartier Gare.
Vivement 2021 !
