
L’effort total consenti par l’Etat pour la filière a été chiffré à plus de 8 milliards d’euros, en incluant toutes les aides déjà annoncées depuis le début de la crise (emprunts garantis, chômage partiel...). Ce total inclut 2 milliards d’euros de mesures annoncées mardi. En voici les principaux points.
Hausse du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. Dès le 1er juin, pour un particulier, il passe de 6.000 à 7.000 euros. Pour une personne morale (entreprise, collectivité), il passe de 3.000 à 5.000 euros.
Création d’un bonus écologique pour l’achat d’un véhicule hybride (essence-électrique) rechargeable. Son montant est fixé à 2.000 euros, à condition que le véhicule présente une autonomie suffisante et avec l’engagement du constructeur de promouvoir l’usage électrique lors de la vente.
Renforcement et simplification de la prime à la conversion, sorte de prime à la casse. Le dispositif, sous conditions de revenus (revenu fiscal de référence inférieur à 18.000 euros), prévoit une prime pour l’achat d’un véhicule récent (neuf ou d’occasion) en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien.
En cas d’achat d’une voiture récente essence ou diesel, son montant est fixé à 3.000 euros, et à 5.000 euros pour un véhicule électrique. Le dispositif sera plafonné à 200.000 primes distribuées et prendra fin dans tous les cas au 31 décembre 2020.
Accélération du déploiement des bornes de recharge pour encourager l’achat de véhicules électriques. L’objectif d’atteindre 100.000 bornes de recharge en accès public en France est avancé d’un an, à fin 2021. Un fonds de mutualisation sera créé pour aider à l’installation des bornes électriques dans les copropriétés.
Les commandes publiques de voitures pour l’année 2020 seront anticipées sur les trois prochains mois pour accélérer la montée en charge des usines. Un objectif de 50% de véhicules électriques, hybrides ou à hydrogène est fixé pour ces commandes.