"Des hausses de salaires oui, la précarité non!"Pourquoi les Portugais ont manifesté ce vendredi

AFP
Une grande manifestation syndicale contre un projet de réforme du code du travail a été menée ce vendredi au Portugal.
© PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Lisbonne à l’appel de la principale confédération syndicale portugaise pour protester contre un projet de réforme de code du travail défendu par le gouvernement minoritaire de droite.

“Des hausses de salaires oui, la précarité non!”, ont scandé les manifestants, qui ont défilé jusqu’au Parlement, lors d’une journée de mobilisation marquée également par une grève de fonctionnaires affiliés à la Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP), proche du Parti communiste.

Depuis des mois, le gouvernement du Premier ministre Luis Montenegro tente d’arriver à un compromis autour de sa réforme avec les représentants du patronat et l’autre confédération syndicale, l’UGT, historiquement plus modérée, mais jusqu’ici sans succès.

Si ces discussions n’aboutissent pas “dans les prochains jours”, la ministre Maria do Rosario Palma Ramalho a réaffirmé jeudi l’intention de l’exécutif de soumettre son projet au Parlement, où il ne dispose pas de majorité absolue.

Quel que soit le résultat des négociations avec les partenaires sociaux, le gouvernement devra ensuite obtenir le soutien soit de l’opposition socialiste, soit du parti d’extrême droite Chega, qui se sont déjà montrés très critiques du projet de réforme dévoilé l’été dernier.

Le gouvernement du Premier ministre Luis Montenegro avait alors présenté un avant-projet d’une centaine de mesures visant notamment à simplifier les procédures de licenciement, à accroître la flexibilité du temps de travail ou encore à élargir le service minimum en cas de grève.

“Menace pour l’emploi”

Pour s’opposer à la centaine de mesures prévues par cette réforme, les deux confédérations syndicales avaient organisé ensemble une grève générale en décembre, une première en 12 ans.

” Avec la hausse du coût de la vie, le gouvernement retire des droits essentiels à des personnes qui ont déjà du mal à vivre avec leur salaire”

Cette réforme est une “menace pour l’emploi et pour le droit de grève, et compromet l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants”, s’est inquiété Vitor Paulos, un chauffeur de 62 ans qui a manifesté vendredi dans les rues de Lisbonne.

” Avec la hausse du coût de la vie, le gouvernement retire des droits essentiels à des personnes qui ont déjà du mal à vivre avec leur salaire”, a témoigné à l’AFP Fernanda Jorge, fonctionnaire municipale de 55 ans.

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