En FranceUn maire meurt renversé par des ouvriers qui jetaient des déchets

Romain Van Dyck
L'élu de Signes (Var) a été renversé par un fourgon occupé par des ouvriers du bâtiment. Le maire venait de leur demander de ramasser des gravats jetés illégalement sur un chemin privé.
La problématique des décharges sauvages de déchets du BTP est fréquente dans le Var (Image d'archive AFP)
La problématique des décharges sauvages de déchets du BTP est fréquente dans le Var (Image d’archive AFP)
Le maire de la commune de

Signes, près de Toulon, a été tué lundi dans l’après-midi après avoir été renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats sur le bord de la route, a indiqué mardi le parquet de Toulon.

Le conducteur et le passager de la camionnette, deux jeunes hommes, ont été placés en garde à vue.

Les faits se sont déroulés sur une route départementale traversant

Signes, une commune très boisée où les problèmes de dépôts sauvages sont récurrents.

ILS TENTENT DE S’ENFUIR

Le maire Jean Mathieu Michel, 76 ans, élu depuis 1983, était accompagné d’au moins deux personnes dans une tournée en voiture quand il a aperçu les deux hommes en train de déverser leurs gravats dans une décharge sauvage.

Il s’est arrêté et leur a demandé de reprendre les gravats. Les deux hommes ont obtempéré mais, après que le maire leur a enjoint d’attendre la police municipale pour une verbalisation, ils ont effectué une manœuvre pour partir. Le maire qui se trouvait à l’arrière du véhicule a été mortellement blessé dans la manoeuvre, a expliqué le parquet.

“JE SUIS RÉVOLTÉ”

AFP
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Une enquête de flagrance a été ouverte pour homicide volontaire aggravé du fait de la qualité de la victime, personne dépositaire de l’autorité publique. Elle a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de La Valette qui va tenter de déterminer le caractère volontaire ou non de l’homicide.

Jean-Mathieu Michel a été tué alors qu’il exerçait ses fonctions de maire (...) Je suis révolté. Le maire n’est donc plus seulement +à portée d’engueulade+ quand il se met au service du bien commun...”, a réagi le président du Sénat Gérard Larcher.

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