
Moody’s a assorti cette note d’une perspective stable, contre positive auparavant, signalant qu’elle n’envisage pas de nouveau relèvement à ce stade.
Moody’s a fait état des “effets positifs durables sur le crédit à moyen terme d’une série de réformes économiques et budgétaires, du désendettement du secteur privé et du renforcement continu du secteur bancaire”.
“Les perspectives à moyen terme du Portugal sont soutenues par d’importants investissements privés et publics ainsi que par la mise en oeuvre de nouvelles réformes structurelles”, liés au Plan de relance européen dont bénéficie le pays.
Autre atout, “une croissance robuste et des budgets globalement équilibrés signifient que le fardeau de la dette continuera de diminuer à l’un des rythmes les plus rapides des économies avancées”.
En revanche, l’agence de notation s’inquiète de la situation politique, après la démission surprise, le 7 novembre, d’Antonio Costa, en raison de son implication dans une enquête pour corruption et trafic d’influence visant notamment son chef de cabinet et son ministre des Infrastructures, Joao Galamba.
Les soupçons du ministère public portent sur des projets d’investissement concernant l’extraction minière de lithium dans le nord du Portugal, la production d’hydrogène vert et la construction d’un méga-centre de données près du port de Sines, sur la côte sud-ouest.
Moody’s estime “que les institutions portugaises (permettront) au pays de résoudre ce problème de manière efficace”, mais alerte sur le fait que cela pourrait “ralentir les progrès en matière d’investissement et de réformes liés au (plan de relance européen) du Portugal”.
Par ailleurs, le Portugal est largement exposé à un autre risque: le changement climatique, ajoute l’agence. Cela pourrait “avoir un impact négatif plus important sur la croissance et les indicateurs budgétaires que ne le suppose actuellement Moody’s”.
À lire également:
Scandale au Portugal: le Premier ministre António Costa a démissionné