
L’Iran regrette “profondément” ce crash, “une grande tragédie et une erreur impardonnable”, a déclaré le président iranien Hassan Rohani.
“L’enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l’écrasement de l’avion ukrainien et la mort de 176 innocents”, a-t-il rapporté sur Twitter.
Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères iranien avait déjà exprimé “regrets, excuses et condoléances”, tout en soulignant que Washington n’était pas étranger à ce drame. Une “erreur humaine en des temps de crise causée par l’aventurisme américain a mené au désastre”, a tweeté Mohammad Javad Zarif.
Il faisait allusion à la tension provoquée par l’élimination le 3 janvier du général iranien Qassem Soleimani dans un tir de drone à Bagdad, sur décision du président Donald Trump, avant des tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak.
Le premier aveu avait été formulé par les forces armées iraniennes, parlant d’une “erreur humaine”, et expliquant que l’appareil a été pris pour un “avion hostile”. “Le responsable” de cette erreur va être traduit “immédiatement” en justice, a ensuite précisé l’état-major.
“Dans une situation de crise et sensible, le vol 752 d’Ukrainian a décollé de l’aéroport Imam Khomeiny [de Téhéran], et au moment de tourner, [a semblé se rapprocher] d’un centre militaire sensible” des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, indique le communiqué, publié par l’agence officielle Irna.
“Dans ces conditions”, et à la suite d’une “erreur humaine, et de manière non intentionnelle, l’avion [a été] touché”, ajoutent les forces armées.
Le changement de pied est spectaculaire car Téhéran avait jusqu’alors catégoriquement nié la thèse, privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada, selon laquelle l’avion ukrainien aurait été touché par un missile.