
Un message qui trouve un écho particulier au Luxembourg, pays fortement intégré au projet européen et directement exposé aux enjeux évoqués dans l’enquête.
Comme ailleurs en Europe, les résidents luxembourgeois sont confrontés à l’inflation, aux tensions géopolitiques et aux inquiétudes liées au numérique. Les priorités exprimées dans l’étude — défense, sécurité, compétitivité économique, indépendance énergétique — recoupent largement les débats actuels au Grand-Duché, qu’il s’agisse du financement de la défense, de la transition énergétique ou de la protection contre les cybermenaces.
L’attachement à l’Union reste élevé : 62% des Européens considèrent l’appartenance de leur pays à l’UE comme une bonne chose, un sentiment traditionnellement encore plus marqué au Luxembourg à 83% de la population, où l’intégration européenne est perçue comme un pilier de stabilité économique et politique. Les préoccupations relevées dans l’enquête — conflits proches de l’UE, terrorisme, catastrophes climatiques, cyberattaques — touchent également la Grande Région, très interconnectée et dépendante des équilibres européens.

Les citoyens interrogés souhaitent que le Parlement européen se concentre en priorité sur le coût de la vie, l’économie, l’emploi, puis la sécurité et la défense. Des thèmes qui figurent aussi parmi les attentes fortes au Luxembourg, où la hausse des prix, la compétitivité et la sécurité numérique sont au cœur des discussions politiques.
Malgré un léger recul de l’image de l’UE depuis 2025, les niveaux de confiance restent élevés. Les Européens se montrent pessimistes quant à l’avenir du monde, mais globalement optimistes pour leur propre avenir — une tendance également observée au Luxembourg, où les jeunes restent parmi les plus fervents soutiens du projet européen.