
“Le fait de commencer une guerre est simple, mais c’est en arrivant à y mettre un terme que l’on voit les vrais dirigeants”, a lancé Xavier Bettel à la délégation russe, en ajoutant qu”’il n’était jamais trop tard pour admettre que l’on a fait une grosse erreur”.
Il est notamment revenu sur sa bonne relation avec le président russe Vladimir Poutine et leurs nombreux appels lors desquels il lui a confié que l’invasion russe en Ukraine avait isolé la Russie de l’Europe et qu’il “avait brisé tout ce que nous avions construit: toutes ces relations culturelles, politiques ou économiques et que nous ne sommes plus capables d’échanger. Je lui ai aussi fait part de l’incompréhension de la communauté internationale sur ce qu’il s’est passé, maintenant ses nouveaux amis les plus proches sont la Corée du Nord ou la Syrie”.
Après avoir commencé son intervention en français, Xavier Bettel a continué en anglais afin de s’adresser à la délégation russe en leur présentant plusieurs fois “ses excuses”, notamment en raison de l’absence du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov qui a quitté la salle après avoir tenu son discours. Il s’agissait de la première participation de la Russie à un sommet de l’OSCE depuis l’invasion en Ukraine.