
Brexit.
Londres rejette la solution dite du “filet de sécurité” (ou “backstop”), incontournable aux yeux de Bruxelles faute d’alternative crédible. Elle prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un “territoire douanier unique” avec l’UE si une meilleure solution n’est pas trouvée à l’issue d’une période transitoire.
“Il va y avoir beaucoup de travail d’ici le 17 octobre”, date du dernier sommet de l’UE avant le sortie du Royaume-Uni de l’Union prévue le 31 octobre. “Mais je vais aller à ce sommet et je vais obtenir un accord, j’ai vraiment bon espoir. Et si nous n’obtenons pas d’accord, eh bien nous sortirons le 31 octobre”, a ajouté M. Johnson.
Brexit - “plutôt être mort au fond d’un fossé”! - comme l’y oblige une loi votée la semaine dernière par le Parlement britannique pour empêcher un départ de l’UE sans accord.
M. Johnson doit rencontrer lundi au Luxembourg le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le responsable de l’UE en charge duBrexit, Michel Barnier.
“BoJo” a enfin comparé le Royaume-Uni au super-héros Hulk: “Plus Hulk se met en colère, plus Hulk devient fort et il s’échappe toujours, même s’il avait l’air bien ligoté, et c’est le cas de ce pays.”
Par ailleurs, dans des extraits de ses mémoires publiés dimanche dans le Sunday Times, l’ancien Premier ministre David Cameron (2010-2016) lance de sévères critiques à l’adresse de Boris Johnson, l’accusant de soutenir leBrexit uniquement dans le but de faire avancer sa carrière politique.
M. Cameron, 52 ans, accuse l’actuel chef du gouvernement de “populisme” et révèle avoir tenté de l’empêcher de se joindre à la campagne en faveur duBrexit en lui proposant le portefeuille de la Défense.
Dans son ouvrage “For the record” (Pour mémoire), il dévoile également qu’à l’époque, Boris Johnson était favorable à la tenue d’un second référendum pour entériner les termes duBrexit, option qu’il rejette désormais catégoriquement.