
mobilités (LOM) qui entend améliorer les déplacements au quotidien des Français.
Et l’une des mesures phares concerne la très polémique limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires. Appliquée depuis juillet 2018, elle avait été un des détonateurs de la crise des “gilets jaunes”.
L’Assemblée avait voté en juin en première lecture un assouplissement de la mesure. Avec le vote de la LOM, c’est désormais officiel: les présidents des départements pourront relever la vitesse à 90 km/h sur certaines routes secondaires, mais aussi les maires pour les routes relevant de leur compétence. Attention cependant, ces compétences seront exclues pour les routes nationales (sous autorité de l’État). Certains députés déplorent donc “un assouplissement en trompe-l’œil”.
Parmi les mesures phares du texte en matière de “verdissement”, figure notamment l’objectif d’une fin de la vente d’ici 2040 des véhicules “à carburants fossiles”, c’est-à-dire essence ou diesel, d’ici 2040. Les communes auront aussi la possibilité de créer des “zones à faible émission”, des ZFE, où les véhicules les plus polluants seront interdits à certains moments.
Est prévue aussi la mise en place d’un forfait mobilités, qui doit permettre aux employeurs de verser jusqu’à 400 euros par an à leurs salariés se rendant au travail en covoiturage ou en vélo. Ce forfait pourra être versé via “un titre mobilité”, à l’instar des titres restaurants. Le texte prévoit d’autres mesures pour encourager l’usage du vélo - notamment un marquage pour lutter contre le vol - et des voitures électriques. Trottinettes, vélos et autres gyropodes en libre-service seront aussi davantage régulés.
Une enveloppe de 13,4 milliards d’euros doit être affectée sur la période 2018-2022 au développement des infrastructures, essentiellement pour les “déplacements du quotidien”. La priorité est notamment donnée à l’entretien des réseaux existants, une mesure votée au lendemain de l’effondrement meurtrier du pont de Mirepoix-sur-Tarn en Haute-Garonne.