
C’est un pays qui depuis 10 ans dépend totalement des hydrocarbures provenant de la Russie. À 2 heures de route de Budapest, les autorités de la ville de Szeged sont bien contentes d’avoir installé un système de chauffage géothermique, un peu avant la guerre en Ukraine. Encerclé par le contrefort des Alpes er la chaîne des Carpates, elles utilisent les eaux brûlantes souterraines, enfuies à 2000 mètres de profondeur pour chauffer les 180.000 habitants de la commune.
“Ça n’a absolument rien changé. L’eau est aussi chaude qu’avant et c’est pareil pour le chauffage”, raconte Gabriella Maar Pallo, habitante de Szeged.
L’installation, l’une des plus importantes en Europe, consiste à utiliser la température élevée de l’eau géothermique pour chauffer celle qui va circuler vers les habitations.
“Maintenant, nous avons une énergie propre et indépendante qui vient de sous nos pieds. Elle est renouvable et locale”, indique Tamas Medgyes, directeur des opérations.
Le potentiel est immense car la Hongrie puise chaque année 80 millions de mètres cubes d’eau thermale. Une ressource encore peu exploitée. Mais avec l’envolée des prix du gaz, d’autres communes pourraient suivre l’exemple. Et même d’autres pays qui souhaiteraient prendre leurs distance avec Moscou.
Selon une étude d’un centre de recherche sur la politique énergétique, un quart de la population en Europe vit dans des zones adaptées à de tels systèmes.