
Ce sera vraisemblablement la première entreprise publique privatisée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron (avant celles de l’énergéticien Engie et surtout Aéroports de Paris, également adoptées en novembre) L’opération doit intervenir avant la fin de 2019, espère le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire. “Notre objectif, c’est que la Française des jeux puisse être privatisée d’ici la fin de l’année, sans doute d’ici la fin du mois de novembre, sauf évidemment s’il devait y avoir un écroulement du marché”, a-t-il déclaré dimanche 1er septembre.
L’Etat, qui possède 72 % du capital de la FDJ (Loto, paris sportifs, jeux de grattage…), en conservera 20 %. En raison du caractère sensible de ce secteur, soumis aux risques de blanchiments d’argent, d’addictions, etc., le gouvernement a avancé prudemment. Mais désormais il est temps, affirme M. Le Maire : “Il n’y a pas de raison de traîner sur la privatisation de la Française des jeux, du moment qu’un certain nombre de conditions sont réunies”.
À noter que le public pourra prendre part à la privatisation: “il y aura une part réservée au grand public avec une possibilité d’actions gratuites pour tous les actionnaires qui accepteraient de détenir plus longtemps leurs actions », a souligné M. Le Maire, sans préciser ce quota.
Avec ses 25 millions de joueurs, la FDJ est une entreprise populaire auprès des Français. Sa privatisation fait débat. Si l’État souhaite renflouer ses caisses avec cette opération, certains pointe l’absurdité de vendre à nouveau une entreprise publique qui rapporte de l’argent. D’autres craignent que cette privatisation fasse baisser la sensibilisation contre l’addiction que peuvent provoquer ces jeux.