
Les chefs de la diplomatie saoudien, jordanien, émirati, qatari, indonésien, pakistanais, égyptien et turc, "tiennent Israël - en tant que puissance occupante - pour responsable de ces attaques", ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint, fustigeant "la poursuite et l’escalade de la violence des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée".
Des groupes de colons israéliens ont mis le feu mercredi à deux mosquées de Cisjordanie, selon des responsables palestiniens locaux. Des journalistes de l'AFP ont constaté des dégâts sur l'un des deux sites.
Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a dit "condamner fermement les incidents de ce type", évoquant une "enquête".
Dans la mosquée de Jiljiliya (centre), une équipe de l'AFP a constaté des traces d'incendie et de vandalisme, y compris des inscriptions en hébreu sur les murs calcinés, dont "Salut des jeunes des collines" (un mouvement de colons juifs radicaux).
L'autre départ de feu a eu lieu dans le village d'al-Mazraa al-Noubani, à moins de dix kilomètres de là, selon Saad Dagher, le maire de cette localité.
Sans compter Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies jugées illégales par l'ONU, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.
Selon les chiffres publiés la semaine dernière par le Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (Ocha), la violence des colons israéliens en Cisjordanie occupée atteint actuellement un rythme "record", avec une moyenne de six attaques par jour entraînant victimes et dégâts.