
«On y voit les testicules coupés au scalpel, sans anesthésie. Les porcelets hurlent de douleur. La plaie est laissée ouverte”, raconte à Libération un responsable de la campagne Stop castration de Welfarm.
Cette association de “Protection mondiale des animaux de ferme” vient de révéler pour la première fois en France des images montrant comment les mâles sont castrés. En France, 24 millions de cochons ont été abattus en 2018, dont 95% provenant de l’élevage intensif. Et dès leur plus jeune âge, les porcelets subissent des mutilations très douloureuses.
À commencer par la castration à vif, réalisée sur 10 millions de porcelets chaque année, avant leurs 8 jours (et même sur les porcs “bio” ou “Label Rouge”, affirment les activistes). Et surtout sans anesthésie ni traitement de la douleur. “Dans les heures qui suivent,on constate une prostration, des tremblements et des spasmes chez les porcelets. Leur souffrance dure plusieurs jours” précise une spécialiste de l’élevage porcin à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Cette castration vise à faire disparaître “l’odeur de verrat”, qui ne concerne que 3 % à 5 % des mâles, et rend leur viande odorante. À noter que plusieurs pays européens ont trouvé des alternatives à cette castration, mais la France reste réticente.
En plus de cette castration, les porcelets doivent subir une caudectomie (coupe partielle de leur queue). Cette mutilation sans anesthésie, poursuit Libération, vise à éviter que les cochons, qui se meurent d’ennui dans des box surpeuplés, ne se mordillent mutuellement la queue. Or la queue est innervée jusqu’à son extrémité. “On peut supposer l’existence d’une douleur chronique similaire à celle décrite chez l’homme après une amputation”, note l’Inra dans une expertise sur les douleurs animales.
Attention, cette vidéo montre des scènes choquantes.