
Le printemps est synonyme de réveil de la nature. Un événement qui vaut aussi pour les nombreux parasites et nuisibles de nos régions. C'est notamment le cas de Hyalomma marginatum, une tique géante.
Deux à trois fois plus grosse que ses congénères, la petite bête s'installe progressivement en Europe. Et le Luxembourg n'y échappe pas.
Comme le confirme le Dr. Alexander Weigand, du NaturMusée, la première a été repérée au Grand-Duché en 2018. Quatre autres ont depuis été prélevées sur des chevaux et sur un homme.

À ce stade, sa colonisation du pays est heureusement relative. Les quelques individus retrouvés étant certainement arrivés grâce à des oiseaux migrateurs. Mais en raison d'hivers plus doux, la tique géante pourrait se propager plus facilement.
Le Luxembourg compte lancer une étude cet été dans des écuries, dans des fermes et même au Parc Merveilleux de Bettembourg.

Contrairement à sa cousine de plus petite taille, Hyalomma marginatum aime chasser et se déplace plus vite. Si des spécimens vivants sont capturés, le LIH compte les examiner pour étudier la présence ou non d'éventuels agents pathogènes. L'espèce est notamment connue pour être porteuse de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, une maladie mortelle dans ses formes les plus sévères. "Ce serait formidable de capturer et remettre au musée une Hyalomma vivante", a déclaré le Dr. Alexandre Weigand du MNHN.
Une autre espèce de tique s'est également propagée au Luxembourg: il s'agit de la tique Auwald. Plutôt présente dans le sud du pays, elle peut notamment être porteuse du paludisme canin.