
Un seul cas de "tique géante" a été recensé à Dudelange jusqu'à présent. Comme son nom l'indique, sa taille est supérieure aux autres sortes de tiques et elle peut transmettre des maladies dans certains cas comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, rapporte l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) français. Les flambées de cette fièvre hémorragique "ont un taux de létalité pouvant atteindre 40%" selon l’OMS (l'organisation mondiale de la santé).
L'Hyalomma marginatum était jusqu’alors surtout présente dans certaines régions d’Afrique du Nord ou de Turquie et dans le sud de l’Europe, notamment dans une partie des côtes méditerranéennes françaises, en Espagne, en Italie, dans les Balkans, selon une carte publiée le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) en janvier.
L'inspection sanitaire luxembourgeoise a confirmé la présence de la tique au Luxembourg en se basant sur des données fournies par le Naturmusée (Musée national d'histoire naturelle).
Attention après vos balades dans les bois ou à travers les prés, car l'Hyalomma marginatum, se cache dans le sol, et, quand elle repère sa proie, court jusqu’à celle-ci. La "tique géante" peut suivre une victime potentielle pendant dix minutes, voire plus, sur une distance de parfois 100 mètres.
Le Musée national d'histoire naturelle appelle les personnes ayant trouvé ce nouveau genre de tique, vivante, congelée ou conservée dans de l'alcool à leur transmettre ces acariens.