
C’est seulement en janvier de cette année qu’Israël et le Hamas ont pu convenir d’un cessez-le-feu. Trois phases étaient prévues dans cet accord, dont la première a expiré le 1er mars. Les deux parties ne se sont pas encore mises d’accord à ce jour sur les conditions de prolongation du cessez-le-feu. C’est dans ce contexte que le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a effectué du 9 au 11 mars 2025 une visite de travail en Israël et en Palestine.
Notre collègue de RTL, Marc Hoscheid, a pu joindre le chef de la diplomatie luxembourgeoise par téléphone.
La situation n’est pas simple, selon Xavier Bettel. C’est principalement dû au fait que les deux parties ont des intérêts différents à court terme, explique-t-il. Alors qu’en Israël, l’accent est mis sur la libération des quelque 60 otages restants, dont moins de la moitié sont encore en vie, les Palestiniens aimeraient d’abord que l’aide humanitaire soit acheminée dans la bande de Gaza. D’après le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, une proposition concrète existe bien:
“Il semble, dans les discussions que j’ai eues maintenant avec les uns et les autres, qu’il serait possible que le Hamas libère la moitié des otages encore en vie, en attendant de libérer la dernière moitié à la fin. Il y a aussi des discussions, comme par exemple que les dirigeants du Hamas pourraient quitter le pays, pour ne plus les avoir dans la région.”
La libération de la moitié des otages serait la condition pour que le cessez-le-feu soit prolongé jusqu’à la fin de la Pâque juive, le 20 avril. Face aux responsables israéliens, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a souligné que les hôpitaux de la bande de Gaza ne pourraient plus fonctionner que pendant deux à trois jours supplémentaires si l’électricité et l’eau ne pouvaient pas parvenir sur le territoire depuis l’extérieur.

Ce qui est problématique, c’est que ni Israël ni le gouvernement palestinien en Cisjordanie n’ont confiance dans le Hamas. Même si la situation est plus calme aujourd’hui qu’il y a deux semaines, une seule étincelle suffirait à enflammer à nouveau le conflit.