
La météo clémente des derniers jours a fait exploser la concentration de pollens de noisetier et d'aulne dans l'air au Luxembourg et dans toute la Grande Région. Le site internet pollen.lu du ministre de la Santé donne l’alerte: "les concentrations de pollens de noisetier et d’aulne sont très élevées".
Le pic a été atteint le 18 février avec un indice pollinique de 473 pour le noisetier, avant de redescendre légèrement. Le pollen d’aulne a été surtout relevé le 21 février avec un indice de 180. Ces taux élevés ont également été relevé dans les régions voisines.
Aussi, le ministère de la Santé conseille aux "personnes allergiques à ces pollens de suivre leurs traitements médicamenteux".
Si l'on compare ces chiffres avec les données récoltées en Belgique, on constate que ce taux très élevé de pollens d'aulne et de noisetier est même en avance d'un bon mois par rapport à l'année 2018 qui était déjà, selon AirAllergy, l’équivalent belge de la station d'aérobiologie, "une année record". Le taux de l'année dernière est d'ores et déjà atteint "alors que nous ne sommes qu'à la mi-saison".

L'aulne appartient à la même famille botanique que le bouleau, le noisetier et le charme c’est-à-dire à la famille des bétulacées. Il existe une allergie croisée entre les pollens des espèces de la famille des bétulacées (noisetier, aulne, bouleau, charme). Certaines personnes fortement sensibilisées au pollen de bouleau peuvent déjà présenter des problèmes d’allergies en présence de pollen de noisetier.
Quelques réflexes simples pour limiter les symptômes doivent être mis en pratique par les personnes allergiques, en plus d’un traitement éventuel.