
Ce projet de serre sur toit a été présenté mercredi dans la zone d'activités Krakelshaff à Bettembourg. Un prototype existe déjà sur un toit. Les quatre serres qui devraient être construites au Luxembourg, en France, en Belgique et en Allemagne pourraient permettre d'éviter l'émission de 54 tonnes de dioxyde de carbone.
En plus de réduire les émissions de CO2, ces serres sur toit auraient aussi un autre impact positif pour l'environnement : fournir des fruits et légumes locaux aux consommateurs locaux, évitant ainsi un long transport.
A Bettembourg, c'est une serre de 500 mètres carrés qui devrait être installée sur le toit de l'Institut de formation sectoriel du bâtiment. Pour son directeur, Bruno Renders, participer à ce projet-pilote était une évidence.
Il s'agit ici de changer de façon de voir les choses et l'objectif est de montrer qu'il est possible d'emprunter des voies innovantes. Les bâtiments peuvent aujourd'hui produire, stocker et distribuer de l'énergie.
Les quatre projets de serres dans quatre pays ne seraient pas possibles sans le financement de l'Union européenne. Le budget s'élève à près de cinq millions d'euros. L'Union européenne participera au financement à hauteur de plus de 50%. Le Chef de la Représentation de la Commission européenne au Luxembourg, Yuriko Backes, affirme que c'est un investissement dans l'avenir.
Le financement européen ne soutient pas seulement la construction des quatre serres, mais aussi les améliorations techniques ainsi qu'un programme de coaching grâce auquel dix entreprises vont apprendre comment construire et gérer une serre.