Yuriko BackesUne ministre des Finances satisfaite de son bilan

RTL Infos
La ministre des Finances, Yuriko Backes, s'est dit satisfaite du bilan de ses 600 jours au gouvernement. Aucun regret n'a été exprimé lors de sa présentation.

Il a fallu pas moins de 90 minutes à la ministre libérale des Finances, Yuriko Backes, pour résumer son travail au ministère pendant 18 mois.

Le début de la présentation a été consacré aux "défis entre la guerre et la crise énergétique". Après la pandémie, dont le pays a pu sortir grâce à diverses mesures, est arrivée la guerre. "Dès le début de mon mandat au gouvernement, nous étions dans un contexte de grande incertitude", affirme la ministre. L'inflation n'a cessé de croître, la croissance était faible.

Le gouvernement a réagi à la crise avec diverses mesures, telles que le plafonnement des prix du gaz et de l'électricité, des subventions sur le fioul domestique et différents crédits. La TVA a été réduite de 1% sur ses taux principaux. Au cours des premiers mois de l'année, il est cependant apparu que ces mesures n'avaient pas les effets escomptés."Il y a quand même eu un impact sur l'inflation" souligne Yuriko Backes.

La grande réforme fiscale promise dans l’accord de coalition n’a pas pu être mise en œuvre au cours de cette législature. À partir du début de l'année prochaine, le barème fiscal sera cependant ajusté à 2,5 tranches indiciaires, ce qui coûtera 300 millions à l'Etat.

La ministre des Finances a aussi souligné l'importance de la place financière, dont les bénéfices s'élèveraient à 4 milliards d'euros par an, ce qui correspond à un quart du PIB. Le secteur financier emploie plus de 67.000 personnes. Le niveau très peu élevé de la dette publique et le triple A seraient très importants pour les investisseurs internationaux, selon la ministre. La dette publique atteint actuellement 24,7% du PIB. Sans la crise, elle serait à 20%, d'après les calculs.

Le gouvernement aurait ramené les finances à l'équilibre, après les avoir trouvées dans un état relativement mauvais en 2013, a déclaré la ministre.

Interrogé par RTL, Luc Frieden, tête de liste CSV pour les législatives, n'a pas souhaité réagir au bilan du gouvernement. Gary Diderich, porte-parole de déi Lénk, critique l'affirmation de la ministre des Finances, selon laquelle les crises ont rendu impossible une réforme fiscale. "Nous avons perdu des années pour réaliser une réforme fiscale plus équitable socialement ", selon lui. Les familles monoparentales seraient particulièrement discriminées.  "Le bilan arrive un peu tard et il n'y a aucun nouveau chiffre. Au fond, la campagne électorale est lancée. Un moment bizarre pour tirer un tel bilan", constate Gary Diderich.

Le reportage de RTL en luxembourgeois:

Finanzministesch zitt Bilan vun hirer Aarbecht
D'Finanzministesch Yuriko Backes ass zefridde mam Bilan vun hire 600 Deeg an der Regierung. Regrete si bei der Presentatioun net ugeklongen.

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