
Les crèches, maisons relais et centres de jeunes jouent un rôle de plus en plus important dans l'éducation des enfants et des ados. Selon la loi de 2016, les jeunes ne doivent pas seulement pas être pris en charge dans ces structures mais une mission éducative non-formelle doit également être remplie. Une phase expérimentale est en cours afin d'améliorer la qualité de la formation continue du personnel dans ce secteur.
Cette phase est en cours depuis le 1er janvier 2022 et durera jusqu'à fin 2024. La loi prévoit que les 10.000 collaborateurs de l'éducation non-formelle doivent suivre 32 heures de formation gratuite endéans les 2 ans. Mais des critères ont seulement été introduits en 2022 en ce qui concerne le contenu de ces cours et la qualification des formateurs. L'État travaille en collaboration avec 6 agences qui ont pour mission de réaliser des offres de modules de formation qui répondent aux besoins des différents secteurs ainsi qu'aux priorités des ministères. Ces agences peuvent également se tourner vers les crèches ou les maisons relais en cas de besoin de formation continue sur mesure.
Les 6 agences comprennent des noms biens connus comme Caritas, la Croix-Rouge, elisabeth, Fedas, focus et Inter-actions. Ces dernières s'occupent de recruter les formateurs qui peuvent être des indépendants, des SARL ou des ASBL payés par les agences dont les dépenses seront remboursées par l'État en fin d'année. Un peu plus de 6 millions d'euros sont ainsi prévus dans ce cadre pour 2023.
Le formations couvrent toute une liste d'activités très variées en passant par des exercices de mouvement, des conseils pour bien structurer une bonne coopération avec les parents, ou construire une phase de transition correcte entre la crèche et la maison relais.
Des critères de qualité qui ont été introduits suite à la présence de certains formateurs qui ne disposaient pas des qualifications requises ou correspondantes aux besoins d'un secteur sensible. Mais les responsables tentent d’apaiser les esprits en précisant qu'il ne s'agissait que "de quelques personnes concernées". Plus aucun signalement n'aurait été effectué auprès du SNJ (Service national de la jeunesse) depuis l'année passée et la grande majorité apprécierait l'augmentation des heures et donc de leur travail.