
Une quatrième vague de Covid-19 menace-t-elle le Luxembourg qui a enregistré 219 nouvelles infections mercredi et un vrai pic d'infection avec 432 nouveau cas mardi ?
Pour l'expert en virologie, le professeur Dr Claude Muller, ce n'est pas les nombre des infections qui doivent être au centre de l'attention, mais bien les chiffres des hospitalisations. Il est optimiste et pense que, grâce à la vaccination, ils resteront assez bas.
"D'un côté, on a l'effet saisonnier. Les gens se rapprochent, ils vivent à l'intérieur et il y a moins de ventilation. Et bien sûr on a aussi les infections secondaires et tertiaires, après la rentrée des classes et la reprise dans le monde du travail. En plus, les mesures ont été relâchées. Les gens veulent plus de libertés. Je pense qu'ils font moins attention. Et puis n'oublions pas que 220.000 personnes dans le pays n'ont pas été vaccinées", a déclaré à RTL Claude Muller.

En ce qui concerne la communication sur les avancées vaccinales, Claude Muller critique la direction de la Santé. Il parle d'un important déficit de communication. Pour Claude Muller, la Santé fait référence aux mauvais chiffres dans sa communication. Si on parle de percée vaccinale, il faut se baser sur le nombre de personnes vaccinées à ce jour, c'est-à-dire 420.000 et cela donnerait une image différente, selon lui.
Si l'on considère la proportion entre le nombre de vaccinés et ceux d'entre eux qui sont actuellement hospitalisés, "on arrive à une protection de 97,5%. C'est quelque chose de très différent de ce que la Santé communique et je dois vraiment leur faire un reproche sur ce point. Ils communiquent combien parmi ces PCR-positifs sont vaccinés ou non et combien parmi ceux qui sont hospitalisés ou se trouvent en soins intensifs sont vaccinés ou non. Ça donne une impression complètement fausse et ajoute de l'eau sur le moulin de ceux qui sont contre la vaccination", reproche le professeur de santé.
Pour l'expert en virologie, aucune mesure supplémentaire n'est nécessaire, mais une communication nettement meilleure s'impose: "Je pense qu'il y a toujours beaucoup de gens qui pensent encore qu'ils pourraient attendre jusqu'à ce que nous ayons une immunité collective et s'en sortiraient bien, sans avoir de craintes à avoir. C'est absolument faux, mais la communication semble être reçue de cette manière. C'est absolument faux, car une personne active qui voyage a sûrement aussi des contacts ici avec des personnes qui reviennent de l'étranger. Elle sera infectée à son tour avec une très grande probabilité. "
L'expert en virologie estime que le gouvernement prend la bonne décision en commençant par la 3e dose chez les personnes âgées et celles qui souffrent d'une maladie chronique, pour ensuite diminuer progressivement en âge.
La situation en Israël montre selon lui que ceux qui ont reçu une troisième vaccination étaient environ 20 fois mieux protégés que ceux qui n'avaient reçu que deux injections de Pfizer/Biontech.