OGBLUne manifestation pour dénoncer les conditions injustes des chargés de cours

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Pour les syndicats, le ministère de l'Éducation provoque des conditions de travail parfois précaires à travers sa politique de gestion du personnel.

"Le gouvernement n'a pas réussi à mettre en place un système de recrutement équitable proposant des conditions de travail correctes", comme le dénonce l'Association des chargés de l’enseignement national (ACEN) dans un communiqué publié lundi matin.

Une manifestation s'est tenue ce mardi devant la Chambre des députés. Une centaine de personnes s'était réunie à l'appel de l'OGBL afin d'envoyer un signal clair aux autorités.

"Nous n'allons pas nous arrêter là", a déclaré la présidente du SEW (branche éducation et sciences de l'OGBL) Joëlle Damé, "nous allons poursuivre nos actions afin que le droit du travail soit respecté pour les chargés de cours".

Les chargés sont considérés comme des employés de l'État, alors que les enseignants qui ont réussi leur examen ont le statut de fonctionnaire. Le syndicat déplore principalement le fait que de nombreux chargés sont embauchés en CDD, renouvelés sans arrêt, sans qu'un emploi fixe ne soit proposé avec pour résultat des vacances d'été sans contrat.

Le SEW dénonce également les retards de paiement: "certains ont signé leur contrat en septembre et ils doivent attendre le mois de décembre pour toucher leur salaire, même chose avec les avenants qui prennent parfois plusieurs mois avant d'être régularisés", selon Joëlle Damé.

Un article du Droit du travail permet au ministère de produire de manière illimitée des contrats de travail avec une durée limitée. La Cour constitutionnelle avait pourtant jugé cet article comme infraction à la Constitution luxembourgeois, mais le jugement n'était à l'époque pas contraignant.

Isabelle Bichler, présidente de la section chargés de cours, propose de tenter à nouveau de faire toute la lumière sur cet article en chargeant un avocat de remettre le dossier devant la justice. Elle espère obtenir un jugement qui mettre tout le monde au même niveau.

Un millier de chargés travaillent dans le fondamental, soit 15% de l'effectif total. Dans les lycées, on dénombre même près d'un tiers de toutes les heures de cours tenues par des employés.

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