OKaJuUn système de quotas pour une répartition équitable des réfugiés entre les communes

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Telle est la revendication de l'Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher, qui était l'invité de la rédaction de RTL mercredi matin.

Environ 2.500 enfants vivent dans 55 structures d'hébergement pour réfugiés à travers le pays et parfois dans de très mauvaises conditions. Voilà ce qui figure dans le rapport de l'Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher (OKaJu). Le médiateur pour les droits des enfants et des adolescents, Charel Schmit, était l'invité de RTL mercredi matin. L'afflux continu de réfugiés a fait qu'il a fallu s'accommoder de solutions provisoires, qui se sont ensuite pérennisées. En principe, ce n'est pas un problème si les gens y sont seulement hébergés quelques jours, mais à cause du flux important, les enfants et les adolescents ont dû rester beaucoup trop longtemps dans de tels endroits, critique l'Ombudsman.

UNE STRUCTURE IMPOSSIBLE A MERSCH

Sur un ancien site de Creos, un hangar, qui servait à l'origine d'atelier et de dépôt de matériel, a été reconverti en unité d'habitations, ce qui n'était absolument pas adapté à cet usage. Des cagibis avec des lits, sans fenêtres extérieures ni intérieures, des portes qu'on ne peut même pas verrouiller. Ce ne serait en fait qu'une mesure provisoire, mais du point de vue des droits de l'enfant, cela ne fonctionnerait pas du tout, selon Charel Schmit. Il y a là une nécessité absolue d'action. Soit ce lieu est fermé, soit il est transformé.

L'OMBUDSMAN DEMANDE UN SYSTEME DE QUOTAS

Il y a actuellement une répartition inéquitable des logements pour réfugiés au Luxembourg et c'est pourquoi le médiateur demande à long terme un système de quotas, où chaque commune apportera sa juste part afin de créer des logements sociaux. La disproportion actuelle de la charge que certaines communes supportent serait insoutenable.

Une autre revendication de l'OKaJu est une meilleure prise en charge psychologique des enfants. Les services seraient étoffés, mais bien sûr pas à la vitesse à laquelle ils devraient l'être. Un suivi psychologique devrait être garanti dès le départ pour les enfants réfugiés. Du point de vue des droits de l'enfant, une modification de la loi serait nécessaire pour que les enfants puissent consulter un psychologue ou un psychiatre, même sans le consentement de leurs parents.

REACTION AUX CRITIQUES SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE ET LE DROIT PENAL POUR MINEURS

Interrogé sur les récentes critiques des autorités judiciaires à propos de la réforme de la protection de la jeunesse et de la création d'un droit pénal pour mineurs, Charel Schmit a déclaré voir les choses tout à fait différemment. L'avocate générale Simone Flammang a dit que l'âge minimum de 14 ans serait regrettable, car les délinquants de moins de 14 ans (récents phénomènes de gangs dans des lycées) ne pourraient plus être sanctionnés correctement. Le médiateur rétorque que pendant 30 ans, nous aurions violé la Convention relative aux droits de l'enfant, car nous n'avions pas fixé l'âge légal de la responsabilité pénale. Celui-ci a à présent été fixé à 14 ans, bien que l'Ombudsman aurait préféré 15 ou 16 ans. L'âge de la responsabilité pénale signifierait que le jeune est suffisamment mûr et a les idées claires pour comprendre quelle est la procédure et qu'il est tenu responsable. Avant cet âge, il faudrait miser sur la prévention, selon Charel Schmit.

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