
Améliorer la santé mentale des personnes au Luxembourg, prévenir les problèmes psychiques et garantir l'accès à des traitements adaptés et de qualité: tels sont les objectifs principaux du Plan national santé mentale, présenté ce mardi par la ministre de la Santé, Paulette Lenert.
L'accent est mis principalement sur la prévention, mais aussi sur le fait d'améliorer les connaissances sur la santé mentale dans la société, afin d'aider les personnes concernées à retrouver le chemin de la vie, par le biais d'un emploi et d'un logement encadré. En matière de prévention, le secteur de la santé n'est pas le seul concerné, selon la ministre.
Une liste regroupant les acteurs du secteur est d'ores et déjà disponible sur le site santé.lu. Par ailleurs, un comité national sera mis en place ainsi que différents groupes de travail. Le plan est fixé sur cinq ans et devrait être évalué entretemps.
Les problèmes de santé mentale sont souvent invisibles. C'est pourquoi il est important qu'il y ait dans la société une prise de conscience et une compréhension, afin, par exemple, que les maladies mentales soient reconnues. Le Plan national met l'accent sur la prévention. La ministre de la Santé, Paulette Lenert: "Ici vous pouvez éviter beaucoup en reconnaissant où sont les situations difficiles, en créant des centres d'accueil qui ne se situent pas nécessairement dans le secteur sensible."
Par ailleurs, l'accès aux soins est extrêmement important: "Cela signifie que nous devons continuer à investir dans des infrastructures, en particulier dans des équipes mobiles.Grâce à la première grande réforme de la psychiatrie, nous nous sommes éloignés d'une approche centralisée et nous avons maintenant des services dans tous les hôpitaux, qui peuvent accueillir des personnes. Mais il s'agit aussi d'assurer un suivi et de mieux pouvoir accompagner la transition à domicile avec des équipes mobiles."
Un autre point important est d'aider les personnes concernées à retrouver leur chemin dans la vie: "Nous obtenons d'excellents résultats avec ces personnes dans des ateliers thérapeutiques. Avoir une nouvelle occupation est bon pour l'estime de soi des patients. Il faut continuer à investir là-dedans. Le logement est aussi important pour ces personnes. L'autonomie aide au retour à la vie et il y a une grande demande et un grand besoin sur le terrain de logements encadrés. Là, il reste encore beaucoup à faire."
Comme dans l'ensemble du secteur de la santé, il existe un gros besoin de personnel. Selon la ministre de la Santé, il faut tenter d'attirer des professionnels, miser davantage sur les formations et essayer d'être un pays attractif pour ces professionnels.