JusticeUn kiné poursuivi pour avoir approché de trop près les seins de sa patiente

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Un kinésithérapeute a comparu devant le Tribunal de Diekirch pour attentat à la pudeur.

L'homme est poursuivi pour avoir, en juin 2017, touché les seins d'une jeune femme, aujourd'hui âgée de 26 ans, alors qu'elle se trouvait dans son cabinet.

En séance, les versions des deux protagonistes se sont avérées très divergentes! Alors que la femme a déclaré qu'elle n'était peut-être pas la première, mais espérait être la dernière dans ce cas, le kiné a affirmé qu'il n'était pas possible de dire qu'il lui avait effleuré le bout des seins.

Problèmes de dos

C'est triste que l'on en soit arrivé là, selon le kinésithérapeute, qui exerce au Luxembourg depuis 16 ans. Il aurait en permanence demandé à la jeune femme si cela lui convenait, mais pas à proximité de la poitrine. "Elle aurait dû dire: ça ne va pas!", a déclaré l'accusé.

La patiente, qui souffrait notamment de problèmes de dos, avait d'abord été prise en charge à deux reprises par la partenaire du kiné, avant de se rendre deux fois chez lui. Lors de ce quatrième rendez-vous donc, à partir d'un certain moment, elle s'était sentie mal. Elle se faisait masser, il avait écarté les bretelles de son soutien-gorge et soudain, il s'était retrouvé les deux mains dans ce soutien. Elle s'était demandé où cessait le traitement professionnel et à partir de quand elle se sentait mal à juste titre, elle n'arrivait quasiment plus à respirer et son corps était complètement tendu.

Témoignages contradictoires de deux kinés

Deux autres kinésithérapeutes ont ensuite aussi livré des témoignages divergents sur le traitement de la jeune femme. Alors que la partenaire du prévenu considérait que ce qu'il avait fait, était normal, une amie de la femme affirmait qu'il existait bien des thérapies dans lesquelles le thérapeute touche les bouts des seins, mais que ce cas ne relevait pas de ce type de thérapies.

Après que Maître Wiltzius, l'avocat de la victime, ait demandé 5.000 euros de dommages et intérêts, Maître Anouk Meis, l'avocate de l'accusé, a souligné que ces graves accusations étaient formellement contestées. Son client aurait tout au plus touché la femme inconsciemment, involontairement, voilà pourquoi elle demandait son acquittement.

Neuf mois de prison avec sursis et une amende requis

Pour la représentante du Parquet, il fallait en revanche retenir l'attentat à la pudeur. La jeune femme était crédible, alors que l'homme avait fourni des versions différentes des faits. En raison de la gravité de ces faits, elle a requis neuf mois de prison avec sursis et une amende à l'encontre de l'accusé.

Le verdict de ce procès est attendu le 17 octobre.

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