
Après les critiques adressées par le CSV à la ministre de la Santé LSAP, Paulette Lenert, des critiques ont également été exprimées mercredi matin par le DP, même si elles l'ont été plus gentiment. La députée libérale Carole Hartmann a déclaré qu'il faudrait "dire honnêtement que nous avons un certain retard dans la politique de santé". Ces dernières années, son parti et elle-même "auraient souvent souligné l'un ou l'autre problème dans ce domaine."
A titre d'exemples, Carole Hartmann a cité des délais pouvant aller jusqu'à deux mois pour un examen par IRM ou les mammographies, où ce serait encore pire. La députée a parlé de témoignages selon lesquels des femmes chez lesquelles une grosseur aurait été détectée dans la poitrine, pour lesquelles des rendez-vous auraient été fixés avec un délai d'un an voire deux. "C'est simplement trop long", selon Carole Hartmann.
Ce serait aussi le DP qui "aurait dynamisé la discussionsur le virage ambulatoire", c'est-à-dire les structures hors hôpitaux. A propos du risque d'une "médecine à deux vitesses", Carole Hartmann a déclaré qu'elle "existerait déjà, car ceux qui en auraient les moyens iraient à l'étranger." L'offre devrait être élargie et, à son avis, il faudrait "un équilibre entre les hôpitaux, qui devraient se concentrer sur leur cœur de métier" - les opérations chirurgicales lourdes - "et les structures médicales extérieures aux hôpitaux."
La députée libérale partage l'analyse du Conseil d'Etat, selon laquelle les médecins doivent pouvoir exercer librement leur profession. Selon elle, les médecins auraient les compétences et les moyens nécessaires pour fonctionner aussi avec du matériel lourd en-dehors de l'hôpital. "Le volet financier pourrait être réglementé via des conventions et la nomenclature."
N'est-ce pas ce que tente de faire la ministre socialiste de la Santé, Paulette Lenert? A cette question, la députée libérale a répondu qu'il fallait bien sûr que la médecine soit accessible à tous au même prix, mais aussi partout et à proximité de là où chacun habite. Après l'avis rendu par le Conseil d'Etat sur le projet de loi sur le virage ambulatoire, la Chambre des députés aurait encore du pain sur la planche, a ajouté Carole Hartmann.